Le ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup) s’apprête à conclure un accord-cadre de partenariat avec la société chinoise China First Highway Engineering Company (CFHEC). La cérémonie de signature est prévue le mardi 13 janvier 2026 à Yaoundé, sous la présidence du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Jacques Fame Ndongo, en présence de l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun et de plusieurs membres du gouvernement.
Baptisé « Programme Minesup–CFHEC de certification professionnelle », l’accord a pour objectif d’améliorer l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur à travers des formations, des programmes de capacitation et des certifications dans les métiers de la construction de grandes infrastructures, selon un communiqué du ministère.
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En sus de leurs parcours et parchemins académiques, les certifications Cfhec créditent les étudiants et les diplômés, d'une plus-value professionnelle attestée par une entreprise leader du domaine, sous la supervision du Minesup. Ce qui contribue alors au développement des compétences et à la formation d'un capital humain national « hautement qualifié » pour la réalisation de grands projets d'infrastructures au Cameroun et dans la sous-région, conformément aux objectifs de développement économique de la Vision Horizon 2025, de la SND30.
A titre de rappel, la China First Highway Engineering Co., Ltd, est une grande entreprise publique chinoise spécialisée dans les infrastructures de transport, notamment les autoroutes, les voies ferrées et les projets de transport urbain. L’entreprise de plus de 25 000 employés, a déjà construit plus de 18 000 kilomètres d'autoroutes, dont 10% de voies rapides, à travers le monde et réalise des projets en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Au Cameroun, elle est impliquée dans plusieurs projets notamment la construction des phases 1 et 2 de l'autoroute Yaoundé-Douala, l'emménagement des berges du Wouri à Douala. Son partenariat avec le milieu universitaire inaugure, d’après le gouvernement camerounais, « un nouveau modèle de professionnalisation des enseignements » et offre une nouvelle dimension au savoir-faire camerounais de plus en plus compétitif, indispensable au développement local et au-delà.

