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C’est la priorité des priorités du gouvernement, qui se trouve obligé de « renforcer la provision des dépenses liées au soutien du carburant à la pompe », et anticiper sur d’éventuelles fluctuations des cours du pétrole sur le marché international. Car, même si les prix devaient s’envoler sur le marché mondial, le gouvernement est décidé à supporter les surcoûts pour éviter en interne toute augmentation des prix des produits pétroliers qui pourrait être préjudiciable à la paix sociale en raison des répercussions que celle-ci pourrait avoir sur la consommation plus globalement. En rappel, à la suite du sinistre à la Sonara, le ministre de l’Eau de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, a promis que les importations de carburants allaient être consolidées et qu’il n’y aura pas d’augmentation de prix à la pompe. En 2018, le volume de produits pétroliers mis sur le marché national était de 221 286 m3. Les importations, elles s’élevaient à 411 520 m3 pour les marqueteurs et 963 559 m3 pour la Sonara pendant l’arrêt de production qu’elle a observé entre avril et juillet 2018. Etant donné que l’on est en milieu d’exercice, c’est la moitié des 221 286 m3 qu’il va falloir importer au cours des six prochains mois.

