Au Cameroun, la plateforme numérique de délivrance des titres de transport a généré 6,4 milliards FCFA de recettes en 2025, selon le rapport de performance 2024-2025 présenté le 28 novembre par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Depuis son lancement le 2 décembre 2024, le système a permis d’enrôler et de produire 418 818 documents de transport notamment les permis de conduire, certificats de capacité, cartes grises ou encore cartes de transport bleu.
Le membre du gouvernement a indiqué que ces chiffres étaient en "forte hausse" sans préciser les performances passées. Il faut toutefois souligner qu'avant la réforme, les centres physiques ne pouvaient traiter que 2 000 à 3 000 dossiers par jour. Avec la dématérialisation, la demande a bondi pour atteindre jusqu’à 15 000 requêtes quotidiennes.
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Pour rattraper les délais et soutenir l’essor de la demande, le gouvernement a déployé plusieurs mesures correctives. Elles ont notamment porté sur un approvisionnement régulier en supports sécurisés, afin de garantir la production continue des titres au rythme imposé par la digitalisation. Le dispositif technique d’impression a également été renforcé, permettant un fonctionnement 24 heures sur 24 dans l’ensemble des centres habilités. Enfin, les autorités ont procédé au traitement systématique de toutes les demandes en souffrance, qu’elles aient été introduites sous l’ancien système ou via la nouvelle plateforme numérique.
Rappelons que cette digitalisation des procédures entre dans le cadre de la réforme inhérente à la dématérialisation et la sécurisation du système de délivrance des titres de transport et des recettes y relatives. La réforme a été créée avec pour objectifs de faciliter les procédures et d’assurer le respect des délais de traitement des dossiers. Le système assure une production des titres dans un délai maximum de sept jours à compter de la réception du dossier de l’usager.

