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CEMAC/inflation : ces obstacles qui pourraient entraver le retour à la norme communautaire de 3% en 2025 (Rapport)

La Commission de la CEMAC à l’image de la BEAC, anticipe un retour à un taux d’inflation de 3% en 2025, après 4,1% en 2024. Cependant, plusieurs facteurs internes et externes, risquent de compromettre cette projection et d'influencer négativement les perspectives économiques de la zone.

Publiée lundi 28 avril 2025 à 18:15:38Modifiée lundi 28 avril 2025 à 18:15:38Temps de lecture 2 minPar Cindy MBALA BETINE

Les tendances inflationnistes restent incertaines

Pour l’année 2025, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) devrait connaître un repli des poussées inflationnistes. D’après la Commission de la CEMAC, cet indicateur reviendrait au taux de 3 % après s’être chiffré à 4,1% en 2024. Toutefois, plusieurs facteurs endogènes et exogènes risquent de freiner cette trajectoire. Parmi ces obstacles, les hausses répétées des prix des carburants dans certains pays de la région occupent une place centrale. En 2024, tous les États membres de la CEMAC ont relevé les prix du carburant, avec une répercussion directe sur les coûts de la vie, en particulier dans les secteurs du transport urbain, notamment au Cameroun où le prix a augmenté de 12,3% au cours de la même année.

Lire aussi : Cemac : l’inflation recule à 3,2% au premier trimestre 2025

Le second facteur endogène majeur concerne l'insécurité persistante dans certains pays de la région. En République centrafricaine, au Cameroun et au Tchad, la guerre et les violences armées, comme celles alimentées par Boko Haram et les tensions dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, affectent gravement l'approvisionnement en produits alimentaires et en biens essentiels. Selon la Commission de la CEMAC, cette insécurité continue de limiter l’accès aux marchés, accentuant ainsi l’inflation alimentaire, notamment dans les zones affectées par les conflits. La combinaison de la faible offre et de la demande intérieure croissante aggrave la situation, ce qui menace la stabilité des prix et la possibilité d’atteindre les objectifs d’inflation fixés pour 2025.

À l’échelle internationale, un autre facteur externe qui pourrait compliquer la situation est l'augmentation continue des coûts du fret maritime, alimentée par des perturbations géopolitiques en mer Rouge et dans le canal de Panama, ainsi que par une demande accrue de transport maritime. Les deux principaux indices de fret, le Shanghai Containerized Freight Index (SCFI) et le Baltic Dry Index (BDI), ont connu des hausses spectaculaires en 2024, respectivement de 204% et 113%. Ces augmentations des coûts logistiques viennent s'ajouter à une pression inflationniste déjà élevée, affectant les prix des biens importés et, par extension, l'inflation dans la région.

Lire aussi : Avec 4,6% du taux d’inflation en novembre 2024, le Cameroun reste au-dessus de la norme Cemac

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