La BEAC a officialisé l’adoption d’un nouveau logo à l’issue de la session ordinaire de son Conseil d’administration, tenue le 10 juillet à Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale. Ce nouveau visuel se compose d’un pictogramme couleur or uni, du monogramme « BEAC » et de la signature complète de l’institution, « Banque des Etats de l’Afrique Centrale ». Avec cette refonte, l’institut d’émission des six Etats de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad, République centrafricaine) entend rompre avec les limites de son identité graphique actuelle, jugée dépassée et inadaptée aux supports numériques modernes, en offrant un cadre normatif clair et cohérent pour l’utilisation de ses éléments visuels.
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Au cœur de cette évolution, plusieurs objectifs stratégiques : améliorer la lisibilité et la visibilité de l’institution, renforcer la sécurité de ses symboles, mais aussi affirmer une image dynamique, innovante et résolument tournée vers l’avenir. Le nouveau logo met en avant les têtes d’élan de Derby, une espèce emblématique de la faune d’Afrique centrale, symbolisant la force, la coopération et la stabilité. « Le retrait du cercle et la suppression des herbes sur le pictogramme symbolisent l’ouverture de la BEAC à de nouvelles perspectives. Cette simplification reflète l’ouverture sans limites de la BEAC sur le monde et vers de nouveaux horizons », tandis que « la couleur jaune-or renvoie à la richesse, à l’abondance et à la prospérité », souligne la banque centrale dans un document consulté par EcoMatin. « Il est temps de libérer les élans de derby emprisonnés tous les trois dans un cercle et broutant les herbes durant toutes ses périodes », laisse entendre une source au Conseil d’administration.
De toute évidence, indique la BEAC, l’adoption de cette nouvelle identité visuelle s’inscrit dans une dynamique de transformation plus large de la banque centrale, confrontée à un environnement économique en constante mutation. Grâce à ce logo « repensé, sobre et contemporain », l’institution souhaite désormais affirmer une présence plus forte sur les supports numériques et imprimés, tout en renforçant sa crédibilité auprès de ses partenaires, des États membres et du grand public. Une charte graphique actualisée sera ainsi déployée dans les prochains mois pour encadrer l’usage de ce nouvel emblème, apprend-on.

