3%. C’est le taux de croissance que devraient connaître les six Etats de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) en 2025 selon le Fonds monétaire internationale dans son dernier rapport "Perspectives économiques régionales : Afrique subsaharienne". La courbe de la croissance dans cette union monétaire devrait alors connaitre une baisse après la hausse de 2024. Selon les données consultées la croissance est passé de 2,3% en 2023 à 3,7% -projeté- en 2024 avant de descendre à 3% l’année d’après.
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La croissance cette année serait alors portée par le Cameroun qui selon le FMI aura une croissance de 4,2% en 2025 contre 3,9% en 2024. Le pays serait alors inscrit dans une dynamique haussière après 3,2% enregistrée en 2023, selon l’Institut national de la statistique (INS).
Le moteur économique de cette union monétaire sera suivi par le Tchad qui devrait selon le FMI avoir une croissance de l’ordre de 3,8% en 2025 après les 3,2% envisagés pour l’année en cours. Le Congo est le 3e pays qui aurait une forte croissance sur l’ensemble de six. Elle serait de l’ordre de 3,7% en hausse de 0,9 point par rapport au 2,8% en 2024.
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La Centrafrique pour sa part devrait connaître une augmentation de son produit intérieur brut de l’ordre de 2,9% contre 1,4% en 2024. Au Gabon et en Guinée équatoriale la tendance haussière observée sur les autres pays sera plutôt l’inverse. On quitterait de 3,1% en 2024 au Gabon à 2,6% l’année d’après. En Guinée équatoriale, la récession de l’économie serait forte. La croissance reculerait a -4,8% en 2025 après les 5,8% de 2024.
Si cette institution de Bretton Woods n’explique pas les facteurs qui vont contribuer à l’atteinte de ces performances, il faut tout de même préciser que celles-ci reste sujette à beaucoup d’incertitudes. Le FMI cite par d’une part les changements climatiques auxquels la plus part des pays sont confrontés dont ceux de la zone Cemac. D’autre part il y’a « l’agitation sociale » qui aurait des conséquences sur la stabilité économique des pays. Celle-ci pourrait être adossée au contexte électoral que connaîtra cette partie du continent. En effet, le Cameroun, la Centrafrique et le Gabon auront des élections présidentielles cette année.
Toutefois indiquons que la zone Cemac afficherait alors une croissance inférieure à sa jumelle de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont la croissance est projetée à 6,6% en 2025 contre 6,2% en 2024 et 5,1% en 2023. Ce serait d’ailleurs l’un des taux de croissance les plus élevés de l’Afrique Subsaharienne qui devrait connaître une croissance de 4,2% en 2025, soutenue par une croissance dans des pays tels que le Ghana, le Botswana, le Sénégal, Zimbabwe.

