Selon les statistiques mensuelles du marché́ des valeurs du Trésor de la Cemac, l’encours des titres publics de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a bondi à 7 167,7 milliards de Fcfa à fin octobre 2024. Venant de 6 342 milliards de Fcfa un an plus tôt, cet indicateur est en hausse de 11,5 %, détaille le rapport que vient de rendre public la Beac. Plus en arrière, notamment en 2011, le marché des valeurs du trésor ne détenait qu’un encours de 50 milliards de Fcfa, un grand bond réalisé en 13 ans d’activité. Pour la Beac, cette croissance traduit la vitalité du marché primaire des Bons et Obligations du Trésor assimilables (BTA et OTA).
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Sur ce marché, les Trésors les plus actifs sont respectivement le Congo avec un encours de 2 534,5 milliards de Fcfa (35,4 %), le Gabon avec 23,5 % du total (1 681,6 milliards de Fcfa) et le Cameroun avec un encours de 1 535,4 milliards de Fcfa représentant ainsi 21,4 % de l'enveloppe globale. Le Tchad (12,2 %) et la Guinée équatoriale (3,9 %) restent à un niveau de participation moyen avec des encours respectifs de 872,6 milliards de Fcfa et 281,5 milliards de Fcfa. La République centrafricaine occupe le peloton de queue avec un encours des valeurs en circulation estimé à 261,9 milliards de Fcfa et représente 3,7 % du total.
Priorité aux titres longs
Si il y’a 13 ans, les BTA qui sont des titres de courte maturité (ne dépassant pas 1 an), étaient exclusivement sollicités, aujourd’hui, le portefeuille des valeurs du Trésor a été reconfiguré. Depuis le début de l’année 2020, notamment les Etats de la Cemac manifestent une préférence pour les émissions d’OTA (longue maturité). Au 31 octobre 2024, les OTA représentent 81,3 % du portefeuille global des titres. Par maturité, les émissions d’OTA sont dominées par les instruments à 2 et 3 ans (2 548,5 milliards de Fcfa) ; à 4 et 5 ans (2 122,6 milliards de Fcfa) et à 6 ans et plus (991,1 milliards de Fcfa). Sollicités à 18,7 % seulement, les BTA ont été sollicités à hauteur de 713,5 milliards de Fcfa pour la maturité de 26 semaines ; 704,5 milliards de Fcfa (52 semaines) et 87,1 milliards de Fcfa (13 semaines).
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La progression de l’encours des titres publics illustre la capacité des États de la sous-région à répondre à leurs besoins de financement croissants. Toutefois, cette performance s’est accompagnée de la baisse de quelques indicateurs clés. Notamment, la diminution des taux de souscription (partant de 68,77 % en septembre 2024 à 43,52 % en octobre 2024) et de participation des SVT aux émissions (27,40 % à 18,47 %), ce qui traduit un repli de la part des investisseurs. Parallèlement, le cours moyen des ressources a également légèrement baissé.

