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Cemac : les interventions de la Beac sur le marché monétaire en hausse de 70%

En 2021, les opérations d'injection et de reprise de liquidité ont atteint une moyenne de 662,5 milliards contre 469,7 milliards en 2020.

Rendue publique par la Beac, la revue de la stabilité du système financier de la Cemac pour le compte de l’exercice 2021, établit un rapport sur la situation de la politique macroprudentielle unique pour les six pays de la Cemac. De manière globale, les mesures anti Covid-19 prises par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) ont produit des effets positifs dans le processus de dynamisation du marché financier sous régional. Au cours de l’année 2021, le marché monétaire a été marqué par la forte demande de monnaie centrale par les établissements de crédit, la hausse du volume des transactions interbancaires, l’augmentation de deux taux d’intervention (taux d’intérêt des appels d’offres et taux de la facilité de prêt marginal) et le déclenchement des opérations de reprise de liquidités.

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Hausse du volume des transactions

Sur la période sous revue, la Banque centrale est intervenue sur le marché monétaire aussi bien sur les opérations d’injection que sur celles de ponction de liquidité, avec un volume d’injections en hausse de 70,9 % en glissement annuel. En 2020, ces opérations étaient de 469,7 milliards pour atteindre une moyenne de 662,5 milliards au 31 décembre 2021. Dans le détail, ces opérations ont concerné l’injection de liquidités, les facilités permanentes, les injections de liquidité de maturité longue et le refinancement des crédits à moyen terme irrévocables. Une seule opération de reprise de liquidités de maturité longue a été réalisée. En raison de l’augmentation des besoins de liquidités des établissements de crédit « la moyenne mensuelle des concours consentis par la Beac au système bancaire à travers l’opération principale d’injection de liquidités (OPIL) s’est accrue passant de 94,2 milliards en 2020 à 230,6 milliards en 2021 » indique la Banque centrale.

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Les opérations d’injection de liquidités de maturité longue lancées en 2020 ont été renouvelées en 2021. En revanche, l’on note un total de cinq opérations mises en place pour un montant de 50 milliards chacune et d’une maturité unique de 3 mois ; contre trois opérations du même montant en l’exercice précédent toutes d’une maturité d’1 an. L’encours moyen des avances au titre de ces opérations s’est établi à 150 milliards après 101,0 milliards un an auparavant. « S’agissant de la ponction de liquidités, le coût des opérations est passé de 0,15 % à 0,50 % avec un encours moyen de 50,6 milliards en décembre 2021 » précise la Beac.

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Relèvement du TIAO

Avec le relèvement du taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), le coût de la monnaie centrale a progressé. Ce qui a impliqué l’accroissement des montants demandés par les établissements de crédit. La moyenne du taux minimum des soumissions est ressortie à 3,76 % en décembre 2021 contre 3,25 % un an auparavant, tandis que le taux moyen pondéré des soumissions est passé de 3,26 % à 3,97 % en moyenne sur la même période. De même, le taux moyen pondéré des montants adjugés est passé de 3,26 % à 3,99 %, en glissement annuel entre décembre 2020 et décembre 2021. La moyenne du taux marginal s’est située à 3,90 % à fin décembre 2020 contre 3,25 % un an auparavant et la moyenne du taux maximum est ressortie à 4,13 % à fin décembre 2021 contre 3,35 % à fin décembre 2020.

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