La BEAC vient de produire son rapport trimestriel sur l’indice global des prix des produits exportés par les pays de la CEMAC au 4ème trimestre 2025. Les cours des produits vendus depuis la sous-région a reculé de 9,8 % au quatrième trimestre 2025, sous l’effet de la chute des produits agricoles et énergétiques. Selon le rapport exploité par Ecomatin, les prix des produits agricoles ont été les plus touchés, se contractant de plus de 14,5 % à fin décembre.
Cette dépréciation s’explique par la baisse des prix sur plusieurs marchés internationaux, notamment celui du cacao (-21,3 %) et du sucre (-10,7 %). Le cacao est passé de 9,6 dollars le kilogramme en début 2025 à 5,7 dollars entre le deuxième et le quatrième trimestre, sous l’effet du rebond de la production en Côte d’Ivoire et au Ghana, principaux producteurs mondiaux. Le sucre, de son côté, a pâti d’un redressement de l’offre après trois années de déficit, entraînant un recul d’environ 25 % des cours mondiaux, tombés à 418 dollars la tonne en 2025, leur plus bas niveau depuis dix ans.
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D’autres produits ont également enregistré des variations négatives notamment le caoutchouc (- 6 %), le coton (-4,2%) et le riz (-1,4 %). Toutefois, quelques produits affichent une progression, il s’agit du café (+8,6 %) et de la viande de bœuf (+ 7,3 %). Les cours du tabac et de la gomme arabique sont restés relativement stable.
Le prix du pétrole retombe
Le cours des produits énergétiques a chuté de 6,4 % après une hausse de 1,3 % au troisième trimestre 2025, du fait de la baisse simultanée du cours du baril de pétrole et du gaz naturel. Le baril est retombé à 62,1 dollars contre 67,5 dollars au trimestre précédent (-8%), due à une « surabondance de l'offre mondiale, portée par une production record des pays non-OPEP+ ». Un basculement accentué par le ralentissement de la demande chinoise. Quant au gaz produit en CEMAC, il s’est vendu à 8,37$/mmbtu (-3,9%). Selon la BEAC, cette contraction est liée à l'abondance des stocks européens et la robustesse de la production américaine, éclipsant ainsi les craintes de pénurie hivernale et l'impact des nouvelles capacités d'exportation de GNL.
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La hausse modérée de l’indice des métaux et minéraux (+0,6%) n’a pas suffi à inverser la dynamique baissière observée. Les produits affichant les croissances les plus marquées ont été l’aluminium (+7,8 %, après une baisse de 7,0 %) et l’or (19,8 %, après une augmentation de 5,0 % au trimestre passé). Les produits halieutiques progressent également de 4 %, tandis que le secteur forestier reste résilient, malgré un repli de 1,5%, dans un contexte de contraction généralisée des prix sur le marché mondial du fait d’une demande en berne.
Pour l’année 2026, la BEAC anticipe une poursuite du ralentissement généralisé des cours et des recettes d’exportations, du fait des incertitudes persistantes liées aux tensions commerciales. Le pétrole, principal moteur des exportations de la CEMAC, devrait tomber à 60 dollars le baril en 2026, tandis que les prix du gaz naturel reculeraient de 10,7 %. Les prix des matières premières agricoles chuteraient de 2,2 % en 2026 à cause des conditions d'offre favorables.
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