Le Cameroun, le Congo, le Gabon et la RCA sont à la recherche d’une enveloppe globale de 162 milliards de Fcfa sur le marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Première économie de la Cemac, le Cameroun souhaite lever 50 milliards FCFA à travers une émission d’Obligations de Trésor Assimilables (OTA) à 3 ans de maturité. En effet, Yaoundé devrait être davantage fréquent sur le marché des titres publics ce mois de mars 2025. Avec un besoin de financement évalué à 145 milliards FCFA au cours de la période, sur des maturités allant de 3 à 7 ans et des taux allant jusqu’à 7,5%, le Trésor camerounais s’appuie sur la pondération nulle que lui a attribuée la Cobac, apprend-on du ministre des Finances.
Le Gabon effectue la plus grosse émission
Pour sa part, le Gabon recherche 77 milliards FCFA à travers notamment l’émission de Bons du Trésor Assimilables (BTA) à 26 semaines de maturité pour un montant de 30 milliards FCFA et des OTA pour une enveloppe de 47 milliards FCFA. Il s’agit de la plus grosse opération effectuée sur le marché des titres publics de la banque centrale cette semaine. Derrière le Gabon et le Cameroun, vient le Congo et son ambition de lever 20 milliards de francs CFA. Brazzaville se déploie avec une OTA à 3 ans rémunérée à un taux de 5,75%. Le Trésor centrafricain quant à lui est à la quête de 15 milliards via l’émission de BTA à 26 semaines, apprend-on de l’analyse financière de Harvest Asset Management, une société de bourse agréée en zone Cemac.
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Dans un contexte d’assouplissement de la politique monétaire de la BEAC, ces levées de fonds pourraient être avantageuses pour les États. En effet, le principal taux de refinancement (TIAO) de la BEAC a été abaissé à 4,5%, contre 5% auparavant. De même, le taux de facilité de prêt marginal (TFPM), applicable aux prêts de moins de 24 heures, est désormais fixé à 6%, contre 6,75% précédemment. Cette décision du Comité de Politique Monétaire reflète la prise de conscience de la BEAC quant aux risques économiques d'une hausse excessive des taux, dont l'impact sur l'économie réelle reste limité.
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