(AFP) L'annonce des résultats des élections législatives en Centrafrique, qui devait avoir lieu lundi, a été reportée en raison d'une grève au sein de l'Autorité nationale des élections (ANE), ont indiqué plusieurs de ses agents à l'AFP mardi.
Dans cet Etat enclavé d'Afrique centrale, l'un des plus pauvres au monde, la situation sécuritaire s'est quelque peu stabilisée après la guerre civile sanglante des années 2010. La tenue d'un quadruple scrutin - municipal, régional, législatif et présidentiel - le 28 décembre a consacré le retour à un semblant de normalité dans la vie politique centrafricaine. La publication des résultats du second tour des élections législatives, ainsi que celle d'élections municipales et régionales partielles, était initialement prévue lundi par l'ANE, conformément au délai légal de huit jours suivant le scrutin.
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Mais les informaticiens du centre de traitement des données de l'ANE refusent de procéder à la publication de ces résultats avant d'avoir reçu le paiement de deux mois d'arriérés de salaire, pour mars et avril. Ce blocage est porté par les informaticiens mais les retards de paiement concernent l'ensemble des agents de l'ANE. Interrogés par l'AFP, plusieurs d'entre eux ont expliqué que ces retards étaient fréquents mais n'avaient jamais atteint un tel niveau. Les salaires impayés dans la fonction publique sont courants en Centrafrique. Récemment, plusieurs mouvements de grève ont touché ce secteur, à l'instar des enseignants contractuels de Bria ou du personnel administratif de la municipalité de Bimbo.
Près de 70 circonscriptions étaient en jeu lors du second tour, qui s'est tenu le 26 avril, avec des candidats qui demeurent suspendus à la levée de la grève à l'ANE, dont l'un des principaux opposants au président Faustin-Archange Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé. Cinquante sièges avaient été remportés dès le premier tour, le 28 décembre, par le Mouvement des cœurs unis (MCU), le parti au pouvoir. Vingt autres candidats, indépendants ou issus d'autres formations politiques, ont également été élus dès le premier tour. Selon la nouvelle Constitution adoptée en 2023, l'Assemblée nationale est composée de 144 députés, élus pour un mandat de sept ans.
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