Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Business et EntreprisesEecomembre

Chambre d’agriculture: où en est-on avec la banque agricole ?

Publiée lundi 19 novembre 2018 à 11:31:55Modifiée jeudi 2 mai 2024 à 17:30:45Temps de lecture 6 minPar EcoMatin

chambre d'agriculture
Depuis le décès en mai 2018 du président de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts (Capef), Janvier Mongui Sossomba, l’on n’avait presque plus entendu parler du projet de création d’un établissement de microfinance (Emf) agricole, à l’initiative de cette structure qui constitue, auprès des pouvoirs publics, l’organe consultatif et représentatif des intérêts des professionnels de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de la forêt et de la faune. La campagne de mobilisation des fonds y afférente avait été lancée le 19 octobre 2015 pour s’achever en mai de l’année suivante. Sous deux mois, avait annoncé le défunt président, devait se tenir l’Assemblée générale constitutive en vue de l’adoption des statuts de cet établissement, de la mise sur pied de ses organes sociaux, etc. Ce qui signifie, logiquement, que cette instance aurait dû siéger depuis juillet 2016. Pas moins de 7000 souscripteurs avaient été enregistrés sur l’ensemble du territoire dans le cadre de cette opération, et 80% de ceux-ci étaient des ruraux. Cet Emf est en effet censée  créer les conditions nécessaires pour l’accord, à court terme, des crédits pour 300 organisations des secteurs agropastoraux, halieutiques  et sylvicoles , pour le renforcement technique et managérial des organisations des producteurs, pour la création de plus de 1500 emplois directs, pour l’augmentation de la production rurale, pour la facilitation de la commercialisation des produits de groupe, pour l’augmentation des revenus des ménages, etc. Types d’activités à financer : les outils de production, de transformation et de conservation ; la commercialisation ; la protection de la gestion durable des écosystèmes ; l’aménagement de l’espace rural ; etc. Mais, trois ans plus tard, le projet semble subir le même triste sort subi par la Banque agricole annoncée depuis janvier 2011 par le président de la République, Paul Biya, lors du comice agropastorale d’Ebolowa L’Assemblée générale constitutive aura lieu au plus tard en mai 2019 Selon la vice-présidente de la Chambre d’agriculture, le décès du président Mongui Sossomba a retardé le démarrage des activités de cette structure. [caption id="attachment_3091" align="alignleft" width="266"]Image Elissar Mbang Ekoutou; Vice-présidente CAPEF[/caption] EcoMatin: Pourquoi l’établissement de microfinance agricole annoncé depuis fin 2015 par la Chambre d’agriculture n’a toujours pas vu le jour ?   Elissar Mbang Ekoutou: La mise en place de l’établissement de microfinance agricole initié par les producteurs agricoles est retardée pour quelques raisons évidentes. On a procédé dans la première étape par la sensibilisation des producteurs. On a établi des fiches de souscription que les producteurs ont rempli. Il était maintenant question de convoquer une Assemblée générale constitutive de cet établissement pour pouvoir rentrer dans le cadre réglementaire fixé par la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac). Mais, pour être convoquée, cette Assemblée générale nécessitait préalablement un certain nombre d’éléments : le business plan, la définition des lieux où allaient être ouvertes les premières agences, etc. Le ministère des Finances nous a apporté tout son appui pour que nous ayons tous ces documents réglementaires ; ce qui a permis d’ouvrir un compte bancaire à la SCB Cameroun. Ce compte bancaire a ensuite été diffusé dans les délégations régionales de la Chambre d’agriculture auprès de tous les souscripteurs. Il s’est donc posé un handicap évident : les planteurs étant dans des zones très reculées, n’ayant  pas proche d’eux un établissement financier, on s’est retrouvé dans une difficulté de recueillir les parts sociales. Par exemple, si un souscripteur qui vit à Yokadouma à l’Est a souscrit pour une action qui coûte 10.000 Fcfa ou pour deux actions, SCB n’ayant pas d’agence dans cette localité, il lui fallait se rendre à Bertoua pour pouvoir verser cet argent. Les frais de déplacement étant au-dessus de la part sociale qu’il a souscrite, ceci constitue un handicap pour lui. Concrètent, où en est-on aujourd’hui dans la conduite de ce projet ?     La Chambre d’agriculture a entrepris, courant juin dernier, de produire des carnets de souscription que ses représentants régionaux  vont distribuer aux souscripteurs lors de leurs descentes sur le terrain. C’est justement pour combler cette lacune. C’est l’opération qui est en cours dans les régions. Donc, les dépôts se font au fur et à mesure. Le deuxième handicap a été comme vous le savez,  la maladie puis le décès de notre président [Janvier Mongui Sossomba, Ndlr], qui a un peu freiné le projet, notamment pour ce qui est de l’acquittement de la part sociale de la Chambre d’agriculture elle-même, qui est d’environ 200 millions Fcfa. Parce que, dans le projet, il est précisé que la Chambre d’agriculture devait être actionnaire de l’établissement de microfinance.  La décision avait été signée par le feu président, mais malheureusement, elle n’a pas pu être exécutée. Elle le sera en 2019 parce que, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural fait appliquer nos textes qui disent qu’en cas de vacance à la tête de la Capef, le premier vice-président gère à titre intérimaire. Ceci nous permet de suivre ce dossier et donc, de planifier l’Assemblée générale qui se tiendra en 2019, entre avril et mai au plus tard. C’est à ce moment-là que la Capef pourra également mettre à disposition sa contribution. Voilà où nous en sommes. Les plus de 2 milliards Fcfa que la Capef a annoncés avoir collecté en 2017 n’était que des intentions de souscriptions ? C’était des intentions ; vous savez que la Cobac interdit de collecter l’argent des gens tant qu’on ne remplit pas toutes les conditions. Il y a également la Commission des marchés financiers qui a attiré notre attention sur le fait qu’au-delà de 100 souscripteurs, nous devions au préalable avoir réuni toutes les conditions exigées par la Cobac. Avez-vous reçu un appui du gouvernement ? Je voudrais aussi relever que le gouvernement ne nous a pas beaucoup soutenus dans ce projet, tout simplement parce que lui, il était plus intéressé par le projet de création de la banque agricole. Il ne pouvait pas en même temps nous appuyer financièrement et créer cette banque. Un autre problème, on est tombé sur la Banque des Pme qui a démarré ses activités, a donné des crédits et les gens n’ont pas remboursé. Ça a dû freiner l’ardeur du gouvernement à soutenir notre projet. Mais comme le projet a été initié par nous-mêmes, ça ne nous gêne pas. Tout se passe comme si la Capef a lancé son projet de création d’un établissement de microfinance sans tenir compte de ce qu’il fallait au préalable un agrément de la Coabc… Effectivement nous sommes soumis à l’obtention d’un agrément puisqu’il ne s’agit pas de la microfinance de la Capef, mais de celle des producteurs agricoles. La Capef vient uniquement comme actionnaire. Vous vous souvenez certainement d’Amacam [Assurances mutuelles agricoles du Cameroun, Ndlr]. Cette structure avait été créée pour les producteurs. C’est dans le même modèle.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Business et Entreprises
  • Chambre d’agriculture: où en est-on avec la banque agricole ?
banque agricoleElissar Mbang EkoutouCapefJanvier Mongui SossombaArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Epremium1697119718055Business et EntreprisesCongo : l’État accorde dix ans d’avantages fiscaux et douaniers aux activités de Franprix à BrazzavilleTrois ans après l’ouverture de son premier supermarché à Pointe-Noire, l’enseigne française bénéficie, à travers son exploitant local, d’un agrément fiscal et douanier de dix ans pour ses activités au Brazza Mall. En contrepartie, au moins 50 emplois permanents devront être créés dans un délai de 18 mois.il y a 1 jourEpremiumUsine brassicole; image d'illustrationAgro-industrieCameroun : le projet de brasserie Krieger Brewery franchit l’étape des audiences publiquesAnnoncée depuis 2023, la société brassicole portée par l’homme d’affaires Camerounais Beyongo Mukete, s’apprête à franchir l’étape environnementale avant son implantation dans le Sud-Ouest. il y a 2 joursa688721f9038b902fba940b9ef9f243f_XLBusiness et EntreprisesMobile Money : les transactions dépassent 219 000 milliards de FCFA dans l’UEMOA, en hausse de 40%Avec plus de 16 milliards d'opérations et près de 285 millions de comptes ouverts, la monnaie électronique poursuit son expansion dans l’UEMOA.il y a 2 joursEpremiumFRANCE-MEDIAS-TELEVISION-CANAL-PLUS-HEADQUARTERSBusiness et EntreprisesLe chiffre d'affaires de Canal+ en nette hausse à fin septembre grâce à MultichoiceLes revenus des activités africaines du groupe français de télévision payante ont bondi de 37,5% à la fin des 9 premiers mois de l'année, portée par l'intégration des actifs du géant sudafricain MultiChoice. il y a 2 joursclinker 1Business et EntreprisesClinker : le Gabon lance la construction d’une usine de 1,2 tonne après 12 ans sans productionLe Gabon pose les bases pour relancer sa production locale de clinker avec afin de réduire les importations et soutenir le secteur du BTP.il y a 3 joursEpremiumAgence Diesel GabonBusiness et EntreprisesDiesel Gabon, leader des équipements industriels, réduit son capital de 1 milliard à 600 millions de FCFAFournisseur historique des industries pétrolière, minière et forestière au Gabon, Diesel Gabon vient d'engager une importante réduction de son capital social.il y a 3 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1Affaire Garoubé : la justice française maintient une saisie de 11,7 milliards FCFA contre l’État du Camerounil y a 3 jours2Cameroun : le projet de brasserie Krieger Brewery franchit l’étape des audiences publiquesil y a 2 jours3Tchad : le groupe ivoirien AFG en passe de prendre le contrôle de la Banque de l’Habitatil y a 4 jours4Cameroun : l’offre aérienne s’étoffe avec 21 compagnies, portée par les liaisons africainesil y a 5 jours5Cameroun : le français Camusat lève 12 milliards FCFA auprès de deux banques locales pour ses infrastructures de télécomsil y a 4 jours6Fitch abaisse la note souveraine du Cameroun à « B- »il y a 5 jours7CEMAC : les capitaux étrangers reculent dans les banques, les nationaux contrôlent désormais 23 établissements sur 54il y a 3 jours8Abidjan, Lomé, Libreville… : Idrissa Nassa remanie les états-majors de Coris Bank en Afriqueil y a 1 jour9Congo : l’État accorde dix ans d’avantages fiscaux et douaniers aux activités de Franprix à Brazzavilleil y a 1 jour10Guinée équatoriale : Tradex menacé de perdre ses réservoirs de stockage de carburantil y a 3 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.