Dans une offensive contre l'inflation - projetée pour se maintenir en dessous de la norme CEMAC (3%) - le gouvernement gabonais vient de suspendre provisoirement à l’importation, la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ainsi que la redevance de scanning sur les produits alimentaires essentiels et certains matériaux de construction. En effet, selon un communiqué publié le 15 février 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, « il a été décidé une suspension des droits et taxes sur certains produits de grande consommation pour une durée de six mois ».
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Cette décision concerne notamment les viandes, volailles, poissons, produits laitiers, conserves, riz, pâtes, huiles et sucre, mais aussi le fer à béton, le ciment, le gravier et le sable. De source officielle, cette détaxation découle de « l’engagement du gouvernement à prendre les mesures susceptibles de préserver le pouvoir d’achat des ménages et en particulier, des plus fragiles d’entre eux ».
1 000 milliards FCFA de manque à gagner en 3 ans
Toutefois, cette mesure sociale entraine une dépense fiscale de poids. En juin 2025, Libreville révélait déjà un manque à gagner de plus de 1 000 milliards FCFA sur trois ans, imputé à des « exonérations fiscales massives et mal encadrées», réparties entre la fiscalité intérieure (682,67 milliards) et la fiscalité de porte (376,55 milliards). Face à cette dérive, le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema a instauré une rationalisation stricte des dérogations, parmi lesquelles, la suspension immédiate et conservatoire de toute nouvelle exonération pendant une durée de trois mois.
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Ajouté à ceci, le lancement d’un audit complet de performance et de pertinence de tous les régimes fiscaux et douaniers dérogatoires de la réforme des conditions d’éligibilité à ces régimes, sur la base de la "transparence, de l’équité" et de l’impact économique mesurable. Pour le gouvernement, cette nouvelle trêve fiscale de six mois « constitue pour l’État, un effort budgétaire substantiel. C’est pourquoi, les services compétents procéderont aux contrôles nécessaires pour en assurer le respect », un défi de taille alors que le pays table sur des recettes douanières de 707,3 milliards FCFA en 2026, soit une hausse ambitieuse de 45 % par rapport à 2025.
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