Politiques Publiques

Comment 64 fonctionnaires camerounais ont détourné 33 milliards de FCFA en deux mois

La somme a été engloutie entre les mois d’octobre et novembre 2019. Les noms, matricules et administrations respectives de quinze d’entre eux ont été publiés par le ministère des Finances.

Soixante-quatre agents publics, parmi lesquels des fonctionnaires et des cadres contractuels, ont détourné la somme de 33 milliards de FCFA des caisses publiques entre octobre et novembre 2019. C’est le ministère des Finances (Minfi) qui a rendu publique cette information via une publication sur sa page Facebook le 23 décembre 2019. Pour en arriver là, les fraudeurs ont fait usage à de faux documents ou encore de faux rappels sur soldes ou sur pensions encore appelés états des sommes dues (ESD), renseigne le Minfi.

En effet, l’ESD est un système qui consiste pour « certains cadres du ministère des Finances lors du traitement du salaire du personnel de l’Etat à injecter le code des ESD à tort avec un montant quelconque sur la base d’aucun dossier ou d’un faux dossier ». L’objectif, apprend-on, est d’octroyer de faux rappels et percevoir 50% de chaque bénéficiaire.

Cette sortie du Minfi arrive dans un contexte où le même département ministériel est sur le point d’extirper du fichier solde 7 855 personnes soupçonnés de percevoir indûment des pensions de réversion et d’invalidité. « Le Minfi, dans le cadre de la poursuite des actions d’assainissement du fichier solde de l’Etat, et plus précisément le contrôle et la sécurisation du fichier des ayant droits des agents publics et pensionnés décédés ainsi que celui des pensions d’invalidité, une opération de collecte des actes constitutifs des droits y relatifs, a mené auprès des administrations émettrices, une vaste opération en vue d’extirper du fichier solde les bénéficiaires frauduleux desdites pensions. Au terme de cette opération, les actes 7855 personnes du fichier solde actuel n’ont pas pu être retrouvés. Ce qui fait douter de la légitimité des droits qu’ils continuent de percevoir », a relevé Louis Paul Motaze dans le communiqué publié 8 janvier.

Toutefois, afin de limiter le contentieux qui pourrait découler de la suspension directe du paiement desdites pensions, les intéressés sont priés de bien vouloir « déposer impérativement une copie de l’acte leur attribuant la pension », auprès de la Trésorerie générale la plus proche, au plus tard le vendredi 20 mars 2020. Passé ce délai, « lesdites pensions seront suspendues et des mesures de recouvrement des sommes déjà perçues seront engagées à leur encontre ».

Afficher plus

Articles Liés

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité. Merci pour votre compréhension!