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Alors que la procédure est pendante en justice, le projet du consortium Carrefour-Cfao Retail, un investissement de 30 milliards Fcfa pour 350 emplois directs, est depuis bloqué. Et, selon Jeune Afrique, dans son numéro 3040 du 14 au 20 avril dernier, le bail emphytéotique (d’une durée de 18 à 99 ans) accordé par l’Etat du Cameroun au consortium français pourrait être annulé par la justice grâce au recours en excès de pouvoir introduit par les premiers propriétaires du site. Selon Luc Demez, Directeur général de Cfao Retail au Cameroun, Carrefour Market Yaoundé, comme c’est le cas avec Douala, est censé proposer une offre exclusive de produits frais de qualité à marque Carrefour, et plus de 1500 références made in Cameroon. Les familles autochtones qui réclament la propriété du terrain litigieux sur lequel se trouve ce projet avaient été délogées en 2008 par la communauté urbaine de Yaoundé, qui y avait installé une base vie de l’entreprise française Razel, qui réalise divers travaux d’aménagement urbain à Yaoundé. C’est-à-dire, huit ans avant la signature par l’ex-Premier ministre Philemon Yang, le 14 novembre 2016, d’un décret portant expropriation de ces familles pour cause d’utilité publique.

