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Le géant nigérian, réticent jusque-là, et son voisin le Bénin ont signé l’accord dimanche en ouverture du sommet, sous les applaudissements de leurs homologues. De même que le parlement camerounais a adopté, vendredi 28 juin 2019, le Projet de loi autorisant le président de la République du Cameroun à ratifier les accords sur la Zlec. 54 des 55 pays africains vont constituer ce nouveau marché dont le siège sera à Accra au Ghana. Seule l’Érythrée n’a pas signé l’accord mais a annoncé qu’elle était disposée à le faire. Une équipe d’experts de l’UA va se rendre prochainement dans ce pays. « Le chemin est encore long », a commenté le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Déjà, d’âpres négociations se poursuivaient à l’ouverture du sommet sur la mise en œuvre progressive de la Zlec, qui doit réunir 1,2 milliard de personnes. Les discussions portaient sur le calendrier des réductions des droits de douane et « la vitesse à laquelle on les fait baisser » mais aussi sur la circulation de biens importés de l’étranger, a confié une source diplomatique.
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Juillet 2020 Le marché devrait être actif à partir du premier juillet 2020. « Il faut donner un calendrier pour que tout le monde puisse jouer son rôle dans la préparation du marché (unique) », a expliqué le commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’UA, Albert Muchanga. Chiedu Osakwe, le négociateur en chef nigérian, souligne que la « libéralisation du commerce doit s’aligner sur des réformes structurelles » internes. « Aucun pays ne va tout libéraliser » d’un coup, souligne-t-il, précisant que le processus devrait s’étendre sur plusieurs années. « Les pays les moins développés ont dix ans pour supprimer les droits de douane. Un groupe de six pays (parmi les moins développés, dont le Niger et le Malawi) » a obtenu 15 ans, a précisé Cristina Chatima, directrice du commerce du Malawi. L’UA estime que la Zlec permettra d’augmenter de près de 60% d’ici à 2022 le commerce intra-africain et de donner un coup de fouet à l’ensemble de ses économies. Ses détracteurs évoquent le manque de complémentarité des économies et craignent que des importations bon marché ne portent préjudice aux petits producteurs agricoles et industriels.

