elite_capital-15-09-2026
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Magazine
    Bientôt disponible...
Je m'abonne
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
ConjonctureEecomembre

Comptes nationaux : le PIB du Cameroun passe à 20 038,6 milliards de FCFA en 2016

Publiée samedi 16 janvier 2021 à 16:24:58Modifiée samedi 16 janvier 2021 à 16:24:58Temps de lecture 5 minPar Cindy MBALA BETINE

Conjoncture 397 photo texte 1
Le changement d’année de base à conduit à une augmentation de 3,6% du PIB

Désormais les politiques publiques du camerounaises prendront référence sur l’année de base 2016. C’est depuis décembre 2018 que l’Institut national de la statistique (INS), a entrepris un changement de l’année de base des comptes nationaux qui passe de 2005 à 2016. Opération qui s’inscrit en  « droite ligne des recommandations internationales en matière de production des comptes nationaux (Système de Comptabilité Nationale (SCN) de 2008) et des orientations de la deuxième Stratégie Nationale de Développement de la Statistique (SNDS 2015-2020) », comme l’indique l’INS. Celle-ci a été réalisée grâce à la disponibilité des résultats d’études menées par l’Institut telles que : le Recensement Général des Entreprises (RGE 2) de 2016, la quatrième Enquête Camerounaise Auprès des Ménages (ECAM 4) de 2014 et l’Enquête sur l’Emploi et le Secteur Informel (EESI 2) de 2010.

Lire aussi : Perspectives économiques : le ministre des Finances ausculte l’année 2021

Le changement d’année de base se justifie selon l’INS par : « les changements de structure dans l’économie, notamment les changements de prix des produits, l’apparition de nouveaux produits ou de nouvelles activités et la densification de certaines branches d’activité avec l’entrée de nouveaux opérateurs. Ces changements de structure méritent d’être intégrés dans les comptes nationaux, d’une part, pour une meilleure estimation de la richesse nationale et d’autre part, pour une meilleure prise en compte dans l’ensemble des modèles de prévision macroéconomiques et budgétaires, ainsi que dans les modèles de simulation d’impact de politique économique ».

Les changements que l’on enregistre sur cette nouvelle année de base sont premièrement au niveau des nomenclatures d’activités et de produits pour la comptabilité nationale plus adaptées à la structure de l’économie, avec pour exemple « l’activité d’égrenage, produisant les produits: coton fibre (A01005002) et graine de coton (A01005003), a été déplacée de l’industrie dans l’ancienne nomenclature vers l’agriculture conformément à la Nomenclature des Activités et des produits du Cameroun (NACAMrév.1) et la Nomenclature des Produits du Cameroun (NPCrév.1) », note l’institut. Deuxièmement la disponibilité des données, avec des enquêtes statistiques réalisées par l’INS telles que : l’Enquête Camerounaise auprès des Ménages, le Recensement général des entreprises... Enfin la poursuite du passage à la norme SCN 2008, pour qui a entrainé l’amélioration ou réévaluation de certains critères que sont : « la mise à jour des nomenclatures des activités et des produits; le calcul de la production de l’assurance non-vie par le calcul des indemnités ajustées; le calcul du SIFIM à partir des dépôts et des crédits des secteurs institutionnels et d’un taux d’intérêt de référence; la correction CAF/FAB; l’inclusion des dépenses de R&D dans la FBCF; et le calcul de la production non marchande de la banque centrale (BEAC) ».

Lire aussi : PIB : le secteur tertiaire à 5,3% au 2e trimestre 2020

Apports

Les changements qu’ont apportés cette nouvelle année de base ont alors permis une réévaluation du PIB camerounais qui passe de 19 334,8 milliards de FCFA dans l’ancienne année de base à 20 038,6 milliards de FCFA dans celle de 2016, soit une hausse de 3,6%. La ventilation sectorielle du PIB présente alors les indicateurs suivants : les secteurs primaire et secondaire contribuent ici à raison de 3,3 et 0,9 points soit en valeur relative 17,2% et 24,4%, le secteur tertiaire porte une contribution négative de 1 point, soit un recul à 50,2% contre 53,0%, et les impôts et taxes positivement pour 0,4 point de pourcentage.

Du côté des dépenses l’INS fait savoir que de façon générale : « Les composantes de la demande ont contribué différemment à la réévaluation à la hausse du PIB de 3,6 points de pourcentage obtenu entre l’ancienne et la nouvelle base. Ainsi, les dépenses de consommation finale contribuent positivement pour 3,8 points et les exportations nettes positivement pour 1,9 point. À contrario, la formation brute de capital (FBCF et variation de stocks) a contribué négativement de 2 points». Enfin du côté de l’optique des revenus « la rémunération des salariés qui contribue positivement à hauteur de 2,8points de pourcentage, les impôts nets de subventions sur la production et les importations de 0,2 point et l’excédent brut d’exploitation/revenu mixte de 0,6 point ».

Lire aussi : Budget 2021 l’exécution est lancée 

Notons que ce changement d’année de base a bénéficié de l’appui financier du gouvernement via les ministères des Finances et celui de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, ainsi que de l’assistance technique du Fonds monétaire International, à travers son Centre régional d’assistance technique pour l’Afrique Centrale (AFRITAC Centre).

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Conjoncture
  • Comptes nationaux : le PIB du Cameroun passe à 20 038,6 milliards de FCFA en 2016
Archive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

Promo-Facebook-Facebook-image-post22-2ConjonctureCentrafrique: le bras de fer autour de la hausse des prix des carburants se poursuitLa nouvelle hausse de prix des carburants à la pompe suscite frustration et colère au sein de la population centrafricaine. il y a 6 heuresLe marché de l'emploi souffre encore de la prédominance des CDD, un peu moins certains sur la durée (c)VoaA.ConjonctureCongo : le chômage frappe 40 % des jeunes actifs, le plus haut taux d'Afrique centraleAvec un taux de chômage des 15-24 ans estimé à 40,5 % en 2025, le Congo présente la situation la plus préoccupante d'Afrique centrale. Ce niveau, supérieur à ceux du Gabon et de l'Angola, contraste avec la forte progression des recrutements annoncée par les autorités congolaises. il y a 3 joursD91BD76F-D3D8-46B4-A049-20693A8028E4_1_201_aConjonctureCameroun : la filière avicole revendique 1 170 milliards FCFA de chiffre d'affaires et 570 000 emploisLa production camerounaise de poulets est passée de 68 millions de têtes en 2011 à 102 millions en 2026, soit une progression de 50 % en quinze ans, selon l'Interprofession avicole du Cameroun. Ces chiffres sont rendus publics alors que les producteurs contestent les conclusions d'une étude universitaire sur la présence de métaux lourds dans les volailles et les œufs.il y a 4 joursDes pièces de monnaieConjonctureCEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026Leur démonétisation accompagne le déploiement de la nouvelle gamme « Type 2024 » de la BEAC.il y a 4 joursDes-bananes-destinees-a-lexportationConjonctureBanane dessert : le Cameroun exporte 67 335 tonnes au troisième trimestre 2026Le volume de banane dessert sorti par les exportateurs camerounais durant les 3 derniers mois a progressé de 35% par rapport au trimestre précédent, qui affichait déjà une baisse équivalente. Une reprise portée par les filiales du groupe français Compagnie Fruitièreil y a 5 joursOrinkoConjonctureEnergie : le Gabon négocie 122 milliards de FCFA auprès des investisseurs pour achever la centrale d'OrinkoLe gouvernement a reçu une délégation de bailleurs de fonds en vue de boucler le financement nécessaire à l'achèvement de la centrale thermique à gaz d'Orinko, à Owendo, un projet destiné à renforcer l'offre énergétique du Grand Libreville.il y a 5 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1CEMAC : les pièces de monnaie émises entre 1958 et 1985 perdront leur cours légal dès le 1er novembre 2026il y a 4 jours2Gabon : l’État place une société agricole sous administration provisoire après l’échec de sa dissolutionil y a 3 jours3Youssoufa Bouba : le banquier de l’ombre qui fait briller Afrilandil y a 5 jours4Cameroun : Perenco prépare le retrait de son unité flottante d’Eboméil y a 1 semaine5Remaniement ministériel au Gabon : les sortants, les promus et les rescapés d'Oligui Nguemail y a 1 jour6Cameroun : l'État relance, 12 ans après, le projet de complexe industriel agroalimentaire à Kaélé pour 23 milliards FCFAil y a 5 jours7Taoukreo Hemwue Temwa promu directeur national de la BEAC au Tchadil y a 5 jours8Grande distribution : au Cameroun, Carrefour reste déficitaire pour la deuxième année consécutiveil y a 6 jours9Microfinance : ESS Finance lance ses activités au Camerounil y a 1 semaine10​Boissons du Cameroun lance MBOA, une bière blonde au gingembre à 500 FCFAil y a 3 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.