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Confrontée à une faible contribution des États, la CEEAC resserre son budget 2025

À peine adopté, le budget 2025 de la CEEAC met en lumière les difficultés persistantes de financement de l’organisation, en grande partie dues à la faible contribution des États membres, dénoncée une fois encore par le Conseil des ministres, réuni le 4 juin à Malabo.

Publiée samedi 7 juin 2025 à 19:06:33Modifiée samedi 7 juin 2025 à 19:09:49Temps de lecture 2 minPar Cindy MBALA BETINE

La CEEAC vote un budget 2025 en baisse

Pour l’exercice budgétaire 2025, la CEEAC disposera d’un budget de 38 milliards FCFA (environ 63,4 millions de dollars). Cette enveloppe a été arrêtée à l’occasion du Conseil des ministres tenu le 4 juin 2025 à Malabo, en prélude à la 26ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC qui regroupe l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la RD Congo, la RCA, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe et le Tchad. Ce budget est réparti entre les apports des partenaires techniques et financiers, à hauteur de 11,8 milliards FCFA (19,7 millions de dollars), et les contributions statutaires des États membres, estimées à 26,2 milliards FCFA (43,7 millions de dollars).

Lire aussi : CEMAC/CEEAC : un Sommet conjoint annoncé à Yaoundé au mois de juillet

Comparé à l’année précédente, ce budget est en recul. « Le Conseil des ministres note que, par rapport aux prévisions budgétaires de l’exercice 2024, le projet de budget 2025 est en baisse de 7,5 % en dépenses et de 5,9 % en recettes », précise le communiqué ayant sanctionné les travaux. Ce repli s’explique en partie par la faible mobilisation des contributions des onze États membres, un problème récurrent dénoncé une nouvelle fois au cours des travaux : « Le Conseil des ministres exhorte tous les Etats membres à s’acquitter systématiquement de leurs contributions statutaires, sans lesquelles les organes de la Communauté ne pourront pas fonctionner de manière optimale ».

Dans l’optique d’une mobilisation complète des fonds attendus pour l’année 2025, le Conseil mise sur l’opérationnalisation du mécanisme de la Contribution Communautaire d’Intégration (CCI), même si ce dernier n’est pas encore totalement effectif. À noter que, au-delà des questions financières, les ministres réunis en Guinée équatoriale ont également planché sur des dossiers liés à la sécurité régionale, à la protection de l’environnement et à la consolidation de l’intégration sous-régionale.

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