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Mines et énergies

Congo : Eni quadruple sa capacité de production de gaz à 3 millions de tonnes par an

Deux ans après la mise en service de Tango FLNG, qui avait permis au Congo d’exporter pour la première fois du GNL (600 000 tonnes), Eni lance une seconde unité portant la capacité nationale à 3 millions de tonnes par an. 

Publiée lundi 9 février 2026 à 13:12:50Modifiée lundi 9 février 2026 à 13:12:52Temps de lecture 3 minPar Albert AMOUGOU

Au Congo, le groupe italien Eni a lancé, le 7 février, Nguya FLNG, sa deuxième unité de liquéfaction de gaz naturel afin de porter à 3 millions de tonnes par an sa capacité de liquéfaction issue des champs Nené et Litchendjili sur la licence offshore Marine XII. Cette unité ajoute 2,4 millions de tonnes aux capacités existantes de Tango FLNG, mis en service en 2024, soit une hausse de 400 %. « La phase II du projet GNL du Congo a été réalisée en un temps record par rapport aux moyennes de l’industrie, augmentant la disponibilité du gaz sur les marchés internationaux et contribuant à la sécurité énergétique italienne et européenne, tout en générant des bénéfices concrets pour l’économie locale », a déclaré le directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, dans un communiqué.

Nguya FLNG, construit par le groupe chinois Wison Clean Energy Technology, permet d’atteindre l’équivalent de 4,5 milliards de mètres cubes de gaz par an. Selon Eni, la phase 2 a été réalisée 35 mois après le début de la construction, contre des délais habituellement plus longs dans le secteur.
« Aujourd’hui, nous atteignons une étape très importante grâce à la relation de confiance établie avec les institutions du pays et les communautés locales. Nous avons été la seule entreprise à investir dans le gaz pour développer le marché intérieur et réduire le torchage courant. Cette décision, prise il y a plus de 20 ans, nous a permis de découvrir suffisamment de volumes pour permettre également l’exportation », a précisé le dirigeant.

Lire aussi : Guinée équatoriale : Eni entre en scène pour relancer l’exploration pétrolière

Le Congo, devenu exportateur de GNL en 2024 avec environ 0,6 million de tonnes, (rejoignant ses pairs de la Cemac, le Cameroun et Guinée Equatoriale), dispose désormais d’une capacité de 3 millions de tonnes par an. Le projet s’inscrit dans la stratégie d’Eni visant un portefeuille mondial de 20 millions de tonnes de GNL d’ici 2030. Il intervient dans un pays où les hydrocarbures représentent l’essentiel des recettes d’exportation et plus de la moitié des ressources budgétaires.

Parallèlement, Eni prévoit de porter sa production nationale de brute de 70 000 barils équivalent pétrole par jour en 2025 à 110 000 en 2026.

Il convient de rappeler que le secteur pétrolier et gazier demeure central pour l’économie congolaise, avec la présence d’opérateurs internationaux dont Perenco, Trident Energy et TotaEnergies, principalement actifs dans le pétrole. Il contribue à environ 90 % des recettes d’exportation et un peu plus de 50 % des recettes budgétaires. Eni qui opère en République du Congo depuis 1968, fournit par ailleurs près de 70 % du gaz utilisé pour la production d’électricité du pays.

Lire aussi : Hydrocarbures : Eni muscle sa logistique offshore au Congo avec six nouveaux navires

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