La balance commerciale du Congo est demeurée excédentaire en 2025, bien qu'en net recul. Selon le « Bulletin statistique du commerce extérieur » publié par le ministère de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, l'excédent s'est établi à 1 349,892 milliards FCFA, en baisse de 484,1 milliards FCFA (-26,4 %) par rapport aux 1 834 milliards FCFA enregistrés en 2024. Cette tendance constitue la plus faible performance du pays depuis 2022. En conséquence, le taux de couverture — indicateur de la capacité d’un pays à financer ses importations par ses exportations — a dégringolé pour atteindre 150,21 % en 2025, contre 171,75 % l'année précédente et un pic historique de 270,17 % réalisé en 2022.
A croire les données compilées par le ministère de l’Economie, la chute de l’excédent commercial de Brazzaville est imputable à la baisse des exportations ressorties à 4 038,4 milliards FCFA (-8%) en 2025. Par contre, les importations ont atteint un record de 2 688,5 milliards FCFA sur les cinq dernières années, soit une augmentation de 5,2% en glissement annuel.
Lire aussi : Congo : Brazzaville cible 1 231 milliards de Fcfa de recettes pétrolières en 2025, en baisse de plus de 15%
Dans le détail, les exportations congolaises ont été fragilisées par la contre-performance du secteur pétrolier, dont les recettes globales se sont élevées à 3 789,8 milliards FCFA, incluant 3 628,7 milliards FCFA pour les huiles brutes et 161,1 milliards FCFA pour les huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux. Par rapport aux 4 150,2 milliards FCFA générés en 2024, ce secteur enregistre une baisse drastique de 360,4 milliards FCFA, soit un repli de 9,5 % en un an.
Du côté des importations, la valeur des viandes et abats comestibles, principal poste d'achat, a bondi pour atteindre 224,8 milliards FCFA en 2025, contre 198,2 milliards FCFA l'année précédente. De même, les importations d'huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux ont légèrement progressé, passant de 109,1 milliards FCFA en 2024 à 113,8 milliards FCFA en 2025. Cette tendance à la hausse touche également l'huile de palme et ses fractions, dont le coût est passé de 68,2 milliards à 84,1 milliards FCFA, ainsi que les achats de poissons, qui ont grimpé de 69,5 milliards à 75,6 milliards FCFA sur la même période.

