Hors arriérés, le taux d'endettement de la République du Congo a enregistré une baisse de 6,07 points pour s’établir à 74,11 % du PIB fin 2025, contre 80,18 % un an plus tôt, selon la note sur la ''Stratégie de gestion de la dette à moyen terme'' publiée par le ministère des Finances. Toutefois l'endettement du pays reste supérieur au plafond de 70 % fixé par les critères de convergence de la CEMAC.
Cette amélioration repose d’une part, sur une contraction de 2,49 % du stock de la dette publique hors arriérés qui est passée de 7 414,78 milliards FCFA en 2024 à 7 229,63 milliards FCFA en 2025 et, d'autre part, une accélération de l'activité économique. En effet, la croissance du PIB est estimée à 3,1 % en 2025 contre 1,8 % en 2024, soit une embellie de 1,3 point en glissement annuel, ce qui a permis d'augmenter le dénominateur et de diluer mécaniquement le poids de la dette dans l'économie nationale.
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L'analyse de l'encours global de la dette hors arriérés révèle une structure où la dette intérieure occupe la part prépondérante. Établie à 4 418,03 milliards de FCFA (soit 61,11 % de l'encours total et 45,29 % du PIB), elle constitue le principal levier d'endettement du pays. Cette composante est largement dominée par les titres publics, qui absorbent 47,17 % de sa structure, suivis par les dettes envers les créanciers sociaux (17,22 %) et les engagements auprès de la BEAC (13,42 %).
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De son côté, la dette extérieure s'établit à 2 811,62 milliards FCFA (38,89 % de l'encours total), représentant environ 28,82 % du PIB. Les créanciers bilatéraux demeurent les premiers prêteurs étrangers avec 1 290,98 milliards FCFA, soit près de 45,92 % du stock externe. Les créanciers multilatéraux tiennent le second rang avec un encours de 1 205,99milliards de FCFA (42,89 %). La dette commerciale ferme la marche avec 314,65 milliards de FCFA, représentant 11,19 %de la dette extérieure.
Soulignons que dans le cadre de sa stratégie de gestion de la dette publique à moyen terme, la République du Congo a élaboré quatre scénarios distincts, basés sur des hypothèses variées de taux d’intérêt et de change pour la période 2026-2028. L’objectif : identifier le mode de couverture des besoins de financement bruts le plus résilient. Parmi ces options, le gouvernement a porté son choix sur une stratégie privilégiant la mobilisation des financements commerciaux extérieurs et intérieurs. Jugée comme la « plus performante », cette trajectoire cible des indicateurs de viabilité ambitieux : le ratio dette/PIB devrait refluer sous le seuil communautaire pour s'établir à 68,39 %. La charge d’intérêt serait contenue à 3,22 % du PIB, avec un taux implicite historiquement bas de 5,04 %.
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Le risque de refinancement est limité à 20,11 %, soutenu par une maturité moyenne de la dette de 5,73 ans. L’exposition aux devises étrangères se stabiliserait à33,62 %, tandis que la part de la dette à taux révisable atteindrait 27,15 %. Le ministère des Finances se félicite dès lors de ce choix qui « offre le meilleur compromis entre maîtrise du coût de la dette et atténuation des principaux risques ». Ce qui en fait l’option « la plus robuste et la plus adaptée » à l’horizon 2028.

