La compagnie minière australienne Zanaga Iron Ore Company (ZIOC) a annoncé le 11 août une revalorisation de son projet de fer au Sud-Ouest de la République du Congo. Selon l'entreprise, la valeur actualisée nette (VAN) après impôt du projet a bondi de 37% pour atteindre 5,206 milliards de dollars US, soit environ 2 900 milliards de Fcfa. Cette augmentation de 1,9 milliard de dollars (environ 1 058 milliards de Fcfac) est directement liée à la capacité du gisement à produire un minerai de fer de qualité supérieure, essentiel pour la production d'acier bas carbone. « La capacité du projet à répondre au secteur croissant des DRI à faibles émissions, une étape clé dans la production d’acier vert, est une réalisation importante et entraîne une réévaluation positive considérable de la valorisation du projet », a commenté Martin Knauth, PDG de ZIOC.
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Selon la société cotée à Londres, cette augmentation de la valeur du projet est le résultat de l'optimisation de son schéma de traitement et de tests métallurgiques confirmant la capacité de ZIOC à produire un concentré de granulés de fer à réduction directe (DRI) à haute teneur. Ce type de produit, caractérisé par sa faible teneur en impuretés, est une matière première essentielle pour les fours à arc électrique (EAF), considérés comme une méthode de production d'acier plus efficace et moins polluante. En se positionnant sur ce segment de marché en croissance, ZIOC anticipe une augmentation significative des prix de vente par rapport au minerai de fer conventionnel, maximisant ainsi ses rendements. Le taux de rentabilité interne (TRI) du projet a d'ailleurs grimpé à 26,7%, reflétant ces perspectives économiques améliorées. « L’approvisionnement du marché mondial des DRI à partir des actifs miniers devrait diminuer considérablement dans les années à venir, obligeant les sidérurgistes à investir dans les infrastructures de valorisation en aval ; La capacité du projet Zanaga à soutenir ce marché haut de gamme à partir de la source est considérée comme une opportunité lucrative. », précise le PDG.
Des coûts compétitifs pour une production durable
En plus d'une valeur revue à la hausse, le projet de Zanaga prévoit des coûts d'exploitation (OPEX) concurrentiels, estimés à environ 27 $ par tonne FOB (franco à bord). Le projet, d'une durée de vie de 30 ans, est conçu pour une production en deux étapes : 12 millions de tonnes par an au cours de la première phase, suivie d'une expansion à 18 millions de tonnes par an. L'entreprise prévoit d'intégrer les résultats de cette évaluation dans ses plans de développement et s'engage activement auprès de partenaires potentiels. Les chiffres de l'étude de faisabilité de 2024, qui estimaient l'investissement total à près de 4 milliards de dollars US (soit environ 2 229 milliards de Fcfa), sont maintenus, avec une mise à jour des coûts d'ingénierie prévue d'ici la fin 2025.
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Avec ses 7 milliards de tonnes de ressources minérales, le projet de Zanaga est considéré comme un actif stratégique pour l'industrie sidérurgique mondiale. Il s'aligne sur la demande croissante de décarbonisation en fournissant un minerai de fer de haute qualité, ce qui devrait hisser le Congo parmi les acteurs clés de la chaîne de valeur de l'acier vert. La récente levée de fonds de 23,01 millions de dollars US en mars 2025 et le rachat de la participation de Glencore ont permis à ZIOC de s'affranchir de ses dettes, la positionnant comme un acteur prêt à démarrer l'exploitation de ce gisement.
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