Alors que son programme triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) s’est achevé en avril 2025, la République du Congo s’apprête à engager un nouvel accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Selon une information rapportée par l’agence Reuters, « la République du Congo a informé les investisseurs qu’elle avait officiellement demandé un nouveau programme de financement au Fonds monétaire international ».
Bien qu’aucune précision ne filtre encore sur les modalités techniques du futur accord entre Brazzaville et le FMI, cette actualité intervient dans le cadre des Réunions de printemps 2026 des institutions de Bretton Woods, tenues à Washington du 13 au 18 avril sous le thème « Créer de la prospérité grâce aux politiques publiques ». Ces assises, qui ont servi de cadre à des échanges stratégiques, ont coïncidé avec la prestation de serment, le 16 avril, de Denis Sassou Nguesso pour un nouveau mandat de cinq ans.
En mars dernier, Fitch indiquait déjà qu’un nouvel accord était « indispensable » pour le Congo, estimant que le marché régional ne devrait pas fournir « de financement net significatif en 2026-2027 ». Pour rappel, le précédent programme avait permis au Congo de bénéficier d’une enveloppe globale de 430 millions de dollars, soit environ 240 milliards de FCFA. À la suite de cet accord, le Fonds avait procédé, le 16 mars 2026, à une évaluation post-financement (Post-Financing Assessment – PFA). Cet exercice de surveillance spécifique, appliqué aux pays ayant récemment bénéficié d’un soutien financier d’envergure, visait à analyser la capacité de remboursement de Brazzaville tout en identifiant les risques pesant sur sa viabilité macroéconomique. Au terme de cette mission, le bilan dressé par l’institution s’est révélé mitigé.
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À titre d’illustration, l’institution de Bretton Woods a déploré un affaiblissement de la discipline budgétaire en 2025, dans un contexte marqué par une forte interdépendance entre l’État et le secteur bancaire, ainsi que par des tensions de liquidité sur les marchés régionaux des titres publics. En conséquence, le déficit primaire hors hydrocarbures du Congo s’est creusé pour atteindre 8,7 % du PIB hors hydrocarbures en 2025, en raison d’une hausse inattendue des dépenses en biens et services, qui ont « évincé les dépenses d’équipement et les transferts ».
Par ailleurs, les recettes totales ont été affectées par la baisse des cours pétroliers, en dépit d’une meilleure mobilisation des ressources fiscales non pétrolières et d’une croissance économique passée de 2,1 % en 2024 à 2,4 % en 2025. Le Fonds a également relevé des vulnérabilités élevées liées à la dette, avec un endettement public total estimé à 97,2 % du PIB à fin 2025, ainsi que l’accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs.
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