La 64ème célébration de l’accès à la souveraineté internationale du Congo, a donné l’occasion au chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, de fixer les chantiers de la jeunesse et d’indiquer pour les générations montantes et à venir, les priorités à adresser pour la prospérité du pays. Mais avant de dérouler ces projets et les secteurs qui concernent l’essor de la jeunesse, il a commencé par situer le contexte économique et financier international, devenu « préoccupant » que traverse le pays depuis quelques temps. Une situation qui amène parfois les autorités à « faire des réformes douloureuses et à prendre des mesures dont les résultats positifs ne sont pas toujours immédiats», ceci pour permettre au Congo, de résister aux chocs que lui impose la conjoncture mondiale.
En dépit de ces difficultés, le pays a assis le développement des infrastructures particulièrement onéreuses «qui traduisent le sens de responsabilité dans la modernisation du pays par les autorités. Aussi la jeunesse, appelée à prendre le relais, doit-t-elle de continuer de développer et de moderniser le pays. «La jeunesse est l’équation des temps actuels et également la clé intangible de la solution pour l’avenir. L’Initiative « 2024, année de la jeunesse », qui ne doit pas être ramenée à la dimension d’un simple slogan, participe de la nécessité de répondre efficacement aux aspirations des jeunes et de les conditionner à l’accomplissement des missions qui leur sont dévolues», précise le chef de l’Etat.
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Placés au centre des préoccupations du Plan national de développement 2022-2026, les jeunes ont des attentes essentielles qui s’articulent autour des grands axes auxquels le chef de l’Etat entend apporter des réponses. Lors du premier conseil des ministres l’exercice en cours, le chef de l’Etat congolais avait consacré l’année 2024 à la jeunesse, et annoncé la prise en main vigoureuse et prioritaire de cette couche de la population par une batterie d’actions déjà identifiées.
Ainsi, entre autres actions et mesures concrètes le chef de l’Etat avait annoncé la création de 500 mille emplois en faveur de la tranche comprise entre 15 et 35 ans ; la création de 10.000 emplois publics ; 90.000 emplois à travers la nationalisation des postes de travail notamment dans les hydrocarbures, la mine, les forêts etc. Autre axe de cette stratégie, l’Etat a commencé l’encadrement des activités rurales et artisanales afin de générer, outre des entrepreneurs agricoles en milieu rural, mais également des revenus pour des couches de la société.
S’agissant des priorités pour les années à venir, les aspirations de a jeunesse, selon le président de la République, portent entre autres sur l’éducation et le développement des compétences ; l’emploi et l’entrepreneuriat ; la gouvernance, la paix et la sécurité ; la santé, les droits concernant la santé sexuelle et reproductive ; l’agriculture, les changements climatiques et l’environnement. Dans cette optique, la responsabilité des aînés consiste à transmettre aux générations montantes et futures qui attendent de prendre le relais de la gestion des affaires publiques, leur expérience, leur savoir et leur savoir-faire.
Pour s’approprier cette riche expérience et garantir leur accès tant sur le marché de l’emploi que dans l’arène de la gestion des affaires, les jeunes à leur tour, sont appelés à « apprendre, faire montre de courage, être entreprenants, saisir toutes les opportunités d’emploi disponibles, éviter les raccourcis de la facilité et de l’impatience, et à s’élever par l’effort ».
« A ce sujet, l’apprentissage et la formation qualifiante des jeunes restent le préalable majeur à lever pour favoriser leur accès au marché de l’emploi et leurs bonnes performances dans le monde du travail », conclut Denis Sassou Nguesso.

