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Congo : l’Etat table sur un budget de plus de 2 625 milliards de FCFA

Avec des dépenses de 2088,951 milliards de Fcfa, le gouvernement cible un solde budgétaire excédentaire de 536,130 milliards de FCFA contre 335,617 milliards de FCFA en 2023.

Le projet de loi des finances 2024 de la République du Congo présenté par le ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, Ludovic Ngatse au Parlement, s’établit en ressources à la somme de 2 625,081 milliards de FCFA. Quant aux emplois, le gouvernement les plafonne à 2088,951 milliards de Fcfa. Des hypothèses qui laissent apparaître un excédent budgétaire de 536,130 milliards de Fcfa contre 335,617 milliards de Fcfa.

Dans le détail des grands agrégats budgétaires 2024, l’on retrouve des recettes fiscales pondérées à 935 milliards de FCFA contre 798 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 17,2%. Selon le ministre du Budget, la fiscalité interne va contribuer à hauteur de 749 milliards de Fcfa dans ces recettes tandis que les recettes douanières sont projetées à 186 milliards de FCFA.

Dans le lot des autres recettes qui complètent l’enveloppe 2024, sur les 1549,9 milliards de ce chapitre, l’on retrouve les recettes pétrolières que le gouvernement plafonne à 1 464,9 milliards de FCFA. L’augmentation des recettes pétrolières est aussi le fait de l’impact positif de l’exploitation du gaz dont les revenus ont été projetés à plus de 29 milliards de Fcfa.

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 Les performances des ventes pétrolières représentent 95% de cette rubrique en hausse de plus de 11%. Le gouvernement table dans ce domaine sur une production pétrolière de 107,755 millions de barils, pour un prix du baril brut Congo à 75 dollars et un taux de change du dollar à 590 francs CFA. «La part du Congo représente un taux de partage qui se situe à 29,9% », explique le ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public.

Pour ce qui est du gaz, l’Etat table sur une production commercialisable évaluée à 1,827.860milliards de standard mètres cube. «Les consommations de la Centrale Electrique du Congo (CEC) et celle de la Centrale Electrique de Djéno (CED) ainsi que les exportations du gaz naturel liquéfié (GNL) sont projetées respectivement à 929,1 millions ; 65,7 millions et 836,06 millions standards mètres-cubes, avec des taux de partage de production (part Etat) de 6,2% avec la CEC ; de 100% avec la CED et de 10% pour le GNL, produit entièrement destinée à l’exportation», détaille le ministre du Budget.

Quant aux cotisations sociales, l’Etat va opérer des  prélèvements pour un montant global de 84,7 milliards de FCFA contre 79 milliards de FCFA en 2023, soit une progression de 7,1%.

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La déclinaison du chapitre des dépenses budgétaires de 2024 fait ressortir une stagnation des charges financières de la dette arrêtées à 225 milliards de FCFA. S’agissant des  dépenses du personnel, elles connaissent une hausse de 29 milliards de Fcfa à 435 milliards l’année prochaine contre 406 milliards de Fcfa en 2023. Ceci en raison de la prise en compte des recrutements effectués dans le secteur de l’enseignement et de la  santé.

Les biens et services progressent de 10,5% à 210 milliards de FCFA contre 190 milliards de FCFA en 2023. Comme explication, le ministre du Budget fait savoir que cette augmentation «s’inscrit dans la logique des priorités accordées aux secteurs sociaux et de l’évolution de l’administration avec la création de nouvelles structures, pour couvrir certaines missions dévolues au gouvernement». 

Pour ce qui est des dépenses d’investissement, elles sont fixées à 461 milliards de FCFA en légère hausse de 3 milliards de Fcfa. Mais, explique le ministre du Budget, « en moyens librement affectables, l’enveloppe est établie à 213 milliards de FCFA. Les autres dépenses sont projetées à 67 milliards de FCFA contre 70 milliards de FCFA une année auparavant, ce qui correspond à une baisse de 3 milliards de FCFA», fait-il observer.

Les dépenses des transferts et des subventions, plafonnées à 548 milliards de Fcfa, est le fait de la prise en compte de certaines mesures à forte portée sociale dans certains secteurs afin d’atténuer les effets liés à l’augmentation des prix des carburants sur le panier de la ménagère. Aussi le gouvernement a-t-il prévu de subventionner les sociétés de production de l’électricité relevant du portefeuille de l’Etat.

«En dépit de l’augmentation des prix du carburant à la pompe, la subvention à la congolaise de raffinage (CORAF), bien que réduite, va demeurer. Une subvention pour faire face aux charges d’exploitation de la société de transport urbain afin de redynamiser le service public est prévue dans le budget 2024. Au niveau des comptes spéciaux du trésor, il est proposé une inscription de 25 milliards à des fins d’entretien des voiries urbaines, routes, et infrastructures », détaille Ludovic Ngatse.

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