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Contrebande: l’Anor s’attaque à la corruption aux frontières

C’est la thématique retenue à l’occasion de la célébration au Cameroun, 21 mars dernier, de la 7ème édition de la journée africaine de normalisation.

C’est un haut lieu de pratiques commerciales illicites, un terreau du phénomène de la corruption, les frontières. De l’avis du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Gabriel Bobo Ndoke, c’est un frein à la compétitivité du secteur industriel. La corruption aux frontières favorise ainsi l’entrée illicite des marchandises dont la plupart sont des produits de contrefaçon, entrainant ainsi des pertes en termes de recettes  pour l’administration douanière et les services des impôts. Bien plus, ces produits à la qualité non éprouvée, soumettent les produits importés légalement et les produits localement à une concurrence déloyale. Du fait de leur qualité douteuse, ces produits présentent surtout des risques pour la santé des consommateurs, la sécurité des usagers et la préservation de notre environnement. D’où l’importance de la lutte contre la corruption aux frontières qui était au centre des réflexions lors de la célébration au Cameroun, le 21 mars dernier, de la 7ème édition de la journée africaine de normalisation, avec pour thème : « le rôle de la normalisation dans la lutte contre la corruption aux frontières et la prolifération des produits  contrefaits au Cameroun ».


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Pour le Minmidt, l’objectif de cette célébration est de présenter aux acteurs les moyens et outils développés par l’Agence des Normes et de la Qualité (Anor) pour lutter contre  la corruption et la prolifération des produits contrefaits sur nos marchés, pour une transformation durable des économies de notre économie et de l’élimination des barrières tarifaires, telles que prévues avec l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), dixit Gabriel Bobo Ndoke. Un avis que partage le directeur général de l’Anor, Charles Booto à Ngon qui pense que le choix de ce thème été motivé dans un contexte particulier marqué par l’impérieuse nécessité pour l’Organisation régionale africaine de normalisation (Arso), dont la présidence sera assurée dès le mois de juin par le DG de l’Anor, et  les organismes nationaux de normalisation, d’apporter de manière significative leur contribution à la réussite de la mise en œuvre effective de la Zlecaf. Il était donc question pour l’Arso et l’ensemble de ses membres de sensibiliser les parties prenantes africaines sur les conséquences que peut avoir la corruption sur la compétitivité du secteur privé africain, qui constitue le socle sur lequel doit s’appuyer le projet d’industrialisation et d’intégration économique initié par l’Union africaine.


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L’autre contexte essentiel de contexte auquel l’on peut rattacher la thématique de la journée africaine de normalisation, est la mise en œuvre du plan directeur d’industrialisation, dont la réussite est conditionnée par la structuration d’un secteur privé national compétitif, dans la perspective de faire du Cameroun, comme il est souvent indiqué dans les différentes adresses, l’usine de la nouvelle Afrique industrielle, pour une transformation durable du continent. Au regard donc de ces enjeux, l’Anor, précise-t-on, a tenu à consacrer à cette célébration toutes les parties prenantes nationales, à l’effet de susciter une prise de conscience  collective sur les conséquences de la corruption pour la compétitivité de l’économie camerounaise.

La Rédaction EcoMatin

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