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Contrebande : une autre interception de produits illicites à Douala

L’opération de la mission Halcomi (Halte au commerce illicite) a eu lieu au lieu dit ancien collège des travailleurs.

Produits cosmétiques, stupéfiants et boissons alcoolisées. Tels sont les types de produits saisis le 13 juillet dernier à Douala par la Mission Halte au Commerce illicite (Halcomi) au lieu dit Ancien collège des travailleurs à Douala. Il s’agit précisément de 4250 ampoules injectables de tramadol, 600 bouteilles de boissons alcoolisées, 05 cartons de 12 bouteilles de whisky de marque Black Label, et des centaines de produits cosmétiques divers en provenance de la Guinée-Equatoriale et du Nigéria.

D’après les équipes de la mission Halcomi, ces produits qui ont pénétré le territoire camerounais par voies maritime et terrestre, sont de qualité douteuse. « En dehors du fait que ces produits n’ont pas de vignette, on ne connait ni qui est leur fournisseur, ni dans quelles circonstances ces alcools sont fabriqués », a déclaré le Capitaine Hugues Kuetche.

C’est la cinquième interception de produits frauduleux de la mission Halcomi en trois semaines seulement. Pour rappel, depuis le 26 juin 2019, des saisies de produits de contrebande se succèdent à Douala. À la suite d’un contrôle effectué à Bonaberi, 399 000 comprimés, 3700 ampoules injectables et 200 flacons d’autres médicaments avaient été saisis le 26 juin dernier. Quelques jours plus tard, précisément le 30 juin et le 02 juillet, c’était plus de 13 000 autres flacons de médicaments (toutes formes confondues), ainsi que d’autres produits alimentaires et cosmétiques destinés à la commercialisation qui avaient été interceptés.

Toutefois, même si des réserves sont émises quant à l’éradication totale de ce phénomène qui semble s’amplifier, le gouvernement rassure : « Au niveau de notre ministère, il y a des sanctions administratives qui sont prévues par le législateur et nous ne pouvons pas aller au-delà de celles-là. Il y a des amendes qui sont prévues, il y a des dispositions pour ce qui est des saisies des produits incriminés ou même la mise sous scellé des établissements. Mais au-delà de cela, on a des sanctions pénales qui sont prévues également par la loi et pour beaucoup de cas, le ministre du Commerce, personnellement d’ailleurs, transfère les dossiers aux instances judiciaires et les procédures suivent leurs cours à ce niveau », a indiqué Barbara Elemva-Amana, chef de la Brigade nationale des contrôles et de la Repression des fraudes au ministère du Commerce.

La Rédaction EcoMatin

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