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Corridor Douala/Ndjaména/Bangui: préavis de grève lancé par 5 centrales syndicales

Le préavis de grève signé du Sntrc, du Synatrocam, du Reptroc, de l'Opstac et de la Cgstc, plus importantes centrales syndicales du transport routier, est sur la table de Joseph Dion Ngute depuis ce 14 janvier 2019. Entre autres points griefs y relatifs, la concurrence déloyale des français et chinois, les tracasseries des services mixtes de contrôle ou encore le non-respect des contrats par certains puissants opérateurs économiques.

Nouvelle poussée de fièvre au sein des transporteurs routiers du Cameroun. Cinq centrales syndicales réunies à Yaoundé ce 11 janvier 2019 viennent de décider d’un arrêt d’activités dès ce 22 janvier 2019. Une correspondance signée par l’Honorable Pierre Sime, Président national du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (Sntrc), El Hadj Mbah Abdoul, Président national du Syndicat national autonome des transporteurs routiers du Cameroun, (Synatrocam), Moïse Vokeng, le Président national du Réseau professionnel des transporteurs routiers du Cameroun (Reptroc), Jean-Claude Noah, le Secrétaire général national de l’Organisation patronale des syndicats des transporteurs routiers et auxiliaires du Cameroun (Opstac) et Augustin Ngangoua de la Cgstc, la Confédération générale des syndicats des transporteurs du Cameroun, a été adressée à cet effet à Joseph Dion Ngute, récemment nommé Premier Ministre.  Avec inscrit en objet « préavis de grève dans les secteurs des transporteurs routiers des marchandises et pétroliers  relativement à l’immixtion des fonctionnaires dans l’activité  syndicale« .


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Regroupés au sein de la plateforme baptisée « Organisations socio-professionnelles des transports des marchandises« , ces centrales syndicales regroupant les transporteurs routiers de marchandises de libre circulation, en transit, sous douane et les transporteurs des produits pétroliers, décrivent « une situation explosive » dans le secteur des transporteurs routiers de marchandises et des produits pétroliers. Raymond Moungang, le Président régional du Sntrc pour le Littoral apporte des clarifications: « Nous avons porté nos problèmes auprès des autorités régionales, sans solutions. Nos responsables nationaux en concertation avec d’autres centrales syndicales ont décidé de valider ce préavis de grève marquant la cessation d’activités à partir du 22 janvier 2019« .

Le responsable syndical dénonce la persistance du paiement jugé « abusif et injuste de la taxe à l’essieu« , qui selon lui, ne devait plus exister

Le responsable syndical dénonce la persistance du paiement jugé « abusif et injuste de la taxe à l’essieu« , qui selon lui, ne devait plus exister, alors même que les transporteurs s’acquittent  déjà des frais auprès des ponts bascules, le non-respect du contrat-type, « l’immixtion de l’Etat dans les affaires syndicales« ,  « le transport pour compte propre » effectué par certains opérateurs économiques de la place, faisant perdre annuellement en moyenne 14 milliards de FCFA d’impôts et taxes à l’Etat, d’après El Hadj Oumarou, le Coordonnateur du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft),  « les prix du transport excessivement bas« , 2.200.000 FCFA payés pour un transport routier de marchandises vers N’djaména par exemple, sans oublier « les tracasseries policières  » etc…D’après M. Abdoulaye, transporteur du corridor Douala-Touboro, « il existe plus de 160 postes de contrôles de police, douanes, gendarmerie et prévention routière etc…. ». « Lorsqu’un transporteur dispose d’une Lettre de voiture internationale (Lvi), ainsi que d’un Sauf conduit, les contrôles ne se font qu’aux check points« , constate un autre membre du Sntrc, également transporteur de marchandises.


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 » Des faits de nature à compromettre la paix sociale« , préviennent les 5 centrales syndicales dont les responsables syndicaux se sont une fois de plus réunis ce 15 janvier 2019 à Douala. Responsables qui attendent désormais du gouvernement Dion Ngute, des mesures urgentes avant le 22 janvier  2019: il s’agit des points sur « la suppression du paiement de la taxe à l’essieu, la demande d’élaboration d’un contrat-type de transports des produits pétroliers, l’interdiction du transport pour compte propre, l’ingérence des administrations dans les affaires syndicales notamment le Bgft placé sous scellé par le Contrôle supérieur de l’État (Consupe), la mise en application de la lettre de voiture obligatoire (Lvo), et la fin de l’escroquerie des transporteurs par la suppression des frais d’escorte en direction de la Rca« . Sont principalement concernés par ce préavis de grève, plusieurs administrations sectorielles : le Ministère du commerce, celui des travaux publics, le Ministère des finances, le Ministère de tutelle des transports.

La Rédaction EcoMatin

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