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Coton, café, bois…: ces produits qui vont affecter les recettes d’exportation du Cameroun en 2024

Excepté le cacao et l’aluminium, le cours des autres produits d’exportation devrait chuter en 2024 selon le Rapport sur les risques budgétaires.

Hormis le cacao et l’aluminium, dont le prix à l’exportation est prévu à la hausse, les autres produits agricoles devraient subir une baisse plus ou moins considérable au cours de l’année prochaine. C’est en tous cas, ce que révèle le « Rapport sur les risques budgétaires » du Cameroun publié en marge du projet de loi de finances pour l’exercice 2024.

A en croire ledit document, le cours du cacao devrait connaître un pic sur les sept dernières années pour se situer à 3 358,76 $/tonne contre en 2024 contre 3 103,82 $/tonne un an avant soit une hausse de 254,94 dollars (+7,5%). Une « évolution est liée à l’insuffisance de l’offre ». Le prix de l’aluminium quant à lui, se situerait à 2 235,8 $/tonne pour une légère hausse de 1,1 dollar.

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Excepté ces deux produits, les six autres produits classifiés par le rapport connaitraient une contreperformance de leur prix à l’export. Par ordre d’importance, le cours de l’huile de palme brute baisserait de 28,2 dollars pour ressortir à 826 $/tonne en 2024. Pour sa part, le café Arabica passerait de 201,68 Cent $/livre en 2023 par rapport à 185,23 Cent $/livre en 2024 soit une régression de 16,45 Cent $/livre.

Le Café robusta, le bois de grume, le coton et le caoutchouc devraient également afficher une tendance baissière de leur prix à l’exportation avec respectivement 107,92 Cent $/livre (-7,5) ; 211,05 $/m3 (-5 dollars); 91,77 $/livre (-3,19) et 64,5 $/kg (-4,2).

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Dans un contexte où les projections sur les recettes pétrolières sont finalement prévues à la baisse de 32 milliards en raison de la chute des cours du baril (-79,9 dollars en 2024), la diminution du cours des produits supra mentionnés pourrait également induire un risque budgétaire. Pour cause, la baisse des cours sur le marché international a une incidence négative sur les recettes douanières attendues. Pourtant, en 2024, les recettes du budget général sont projetées à 5 190 milliards de Fcfa, en hausse de plus de 409 milliards de Fcfa. C’est dire que le gouvernement doit inéluctablement engranger des recettes non seulement à travers les nouvelles réformes fiscales annoncées mais aussi, les recettes non fiscales pour combler les pertes en perspectives.

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Toutefois, les chiffres sur le commerce extérieur du Cameroun sont moins rassurants pour le moment. Du moins, si l’on s’en tient aux « Comptes nationaux trimestriels » publiés par l’Institut national de la statistique(INS) pour le compte du 2e trimestre 2023, les importations des biens et services ont coûté 1 325,7 milliards de Fcfa soit une hausse de 274,4 milliards de Fcfa (+26,1%) en glissement annuel pour une contribution négative de 4,5 points à la croissance du Produit intérieur brut(PIB). Par contre, les exportations ont connu un repli de 22,6 milliards de Fcfa (-2,4%) pour se situer à 929,2 milliards de Fcfa ; ce qui a valu un déficit commercial de 396,5 milliards de Fcfa au cours du 2e trimestre de l’année en cours ; déficit qui pourrait s’aggraver davantage vu le rythme exponentiel des importations.

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