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Covid-19 : 7 milliards de pertes pour le secteur avicole

Du fait des restrictions gouvernementales contre la propagation du corona virus, les acteurs avicoles enregistrent des pertes abyssales. Une étude menée dans les bassins avicoles de l’Ouest et du Nord-Ouest fait état de plus de 7 mil­liards de fcfa de manque à gagner.

Le secteur avicole est de nouveau aux abois, après la grippe aviaire de 2016. Du fait de la pandémie de corona virus, cette activité a replonge peu à peu dans un profond marasme. Une étude menée par l’Inter­profession avicole du Came­roun (Ipavic) pendant 30 jours dans les bassins des régions de l’Ouest et du Nord-ouest dévoile l’ampleur des pertes enregistrées dans le secteur. Il ressort de cette étude, que des pertes générales de plus de 7 milliards de fcfa ont été enre­gistrées dans les sous-secteurs des éleveurs, importateurs avi­coles, accouveurs ou vendeurs de poulets de chair et produits dérivés de l’aviculture. L’In­terprofession pointe un doigt accusateur sur les mesures de restrictions imposées par le gouvernement depuis le 17 mars 2020.

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Dans cette étude, les accouveurs déclarent avoir perdu 1 milliard et près de 9.000.000 de fcfa «les accou­veurs ont arrêté d’importer du fait de l’arrêt du trafic aérien, la restriction des mouvements et la chute drastique de la de­mande de poussins», explique Léopold Kamga, le président de l’Ipavic Ouest et Nord- Ouest. Les pertes enregistrées chez les importateurs d’oeufs sont également liées à l’obli­gation d’étouffer les poussins consécutivement aux restric­tions de la crise du Covid-19.

Les statistiques récemment rendues publiques par l’Inter­profession ont été effectuées en partenariat avec le Ministère de l’élevage, des pêches et des industries animales (Minepia), le Ministre de l’économie, du plan et de l’aménagement du territoire (Minepat), et le Ministère de l’emploi et de la formation professionnelle (Minefop). Les éleveurs de poulets de chair sont également frappés de plein fouet par les restrictions gouvernementales. « Le prix de poulet de 45 jours est passé de 2.300 à 1.500 fcfa, en un mois» souligne François Djonou, le président de l’Inter­profession avicole du Came­roun. Avec 2.748.000 poulets vendus chaque mois, l’Ipavic indique des pertes de l’ordre de 2 milliards de F CFA au cours du premier mois d’appli­cation des restrictions du 17 mars 2020.

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Rappelons que le décompte effectué par l’Inter­profession avicole de l’ouest et du nord-ouest exclut les ac­teurs avicoles non-membres de l’Interprofession. Dans le sous-secteur des éleveurs de poules pondeuses d’oeufs de consom­mation de l’ouest et du nord-ouest, les pertes atteignent 850 millions de F CFA, au cours du mois de restrictions liées à la lutte contre le Covid-19. «Le prix de l’alvéole d’oeufs a chu­té. Il est passé de 1.500 à 1.200 fcfa en moyenne au cours du premier mois de restrictions. «La filière se meurt», explique Léopold Kamga. La situation n’est guère reluisante chez les importateurs de «premix» et de concentrés, les distributeurs de produits vétérinaires, les trans­porteurs et les distributeurs de produits avicoles etc.

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