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Covid-19 : l’Antic en guerre contre la propagation des fausses informations

L’organe de régulation des TIC rappelle qu’une peine d’emprisonnement allant de 6 mois à 2 ans et/ou une amende de 5 à 10 millions FCFA peut être infligée aux propagateurs de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Publiée lundi 13 avril 2020 à 19:37:20Modifiée jeudi 2 mai 2024 à 18:10:10Temps de lecture 2 minPar EcoMatin

L’agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (Antic) vient de lancer une campagne de communication sur la propagation de fausses informations sur la pandémie de coronavirus. Depuis le 8 avril, l’organe précise à travers un message communiqué dans les médias qu’il s’agit d’une dérive punie par la loi du 21 décembre 2010 relative à la cyber-sécurité et à la cybercriminalité.

« Vérifions toujours une information avant de la publier ou la diffuser, car la publication et/ou la propagation d’une fausse information est punie d’un emprisonnement allant de 6 mois à 2 ans et/ou une amende de 5 à 10 millions de FCFA », précise-t-elle.

Pour éviter tout désagrément, l’Antic invite les populations à taper le code *063≠ qui « fournira les dernières informations et conseils du gouvernement sur l’épidémie actuelle de coronavirus Covid-19 au Cameroun ».

Pr. Ebot Ebot Enaw, directeur général de l’Antic, intervenant dans les colonnes de Cameroon Tribune, prévient qu’il est question d’informer les gens que ces pratiques sont réprimées par la loi, d’autant plus que ces personnes sont repérables et identifiables.

Avant l’Antic, le ministre de la Communication a rappelé dans un tweet que l’heure n’est pas aux plaisanteries irresponsables », au sujet du Covid-19, invitant les auteurs de fausses nouvelles sur le traitement de la maladie à y mettre un terme.

La loi sur la cyber criminalité/sécurité au Cameroun, en vigueur depuis le 21 décembre 2010, prévoit en son article 78 (1) que : « est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans et d’une amende de 5 000 000 (cinq millions) FCFA ou de l’une de ces peines seulement, celui qui publie ou propage par voie de communications électroniques ou d’un système d’information, une nouvelle sans apporter la preuve de véracité ou justifier qu’il avait de bonnes raisons de croire à la véracité de ladite nouvelle ».« Les peines prévues à l’alinéa 1 ci-dessus sont doublées lorsque l’infraction est commise dans le but de porter atteinte à la paix publique » précise pour sa part, l’alinéa 2 du même texte.

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