Glencore, négociant suisse en matières premières, pourrait être payé à hauteur de 5 milliards FCFA en 2026 par le gouvernement tchadien au titre du service de la dette pétrolière, selon le projet de loi de finances (PLF) 2026 en cours d’examen au parlement. Ce montant, en baisse de 90% par rapport aux 52 milliards FCFA inscrits en 2025, s’ajoute à la volonté de l’exécutif de consolider sa trajectoire budgétaire dans un contexte de contraction attendue des recettes pétrolières.
Cette baisse drastique (47 milliards FCFA) s’explique, selon le document, par la restructuration engagée entre N’Djamena et Glencore, exigée par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme triennal en cours. Le Tchad, dont l’économie reste fortement dépendante du brut, cherche ainsi à alléger le poids d’un emprunt contracté en 2014 et adossé aux recettes futures du pétrole. Le vieillissement des champs et un baril autour de 63 dollars limitent par ailleurs les marges de manœuvre budgétaires.
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D’après les prévisions, la réduction du service de la dette due à Glencore devrait permettre au gouvernement de restaurer la viabilité de sa dette extérieure et de débloquer l’accès aux financements multilatéraux. Le projet de loi de finances 2026 prévoit une hausse du financement extérieur à 342 milliards FCFA, contre 169,7 milliards FCFA en 2025, portée notamment par un apport attendu du FMI de 319 milliards FCFA.
Contracté pour environ 1 milliard de dollars en 2014, l’emprunt adossé au pétrole auprès de Glencore avait fortement pesé sur la trajectoire financière du Tchad, surtout après la chute des cours du brut. Cette dette commerciale avait constitué le principal point de blocage à la finalisation du programme FMI, qui en conditionnait la restructuration. La baisse à 5 milliards FCFA en 2026 marque l’un des derniers jalons vers la normalisation de la relation financière entre N’Djamena, ses créanciers et ses partenaires.
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