Selon le ''Bulletin statistique de la dette publique du 4e trimestre 2025'' publié par la Caisse congolaise d'amortissement (CCA), le stock global des arriérés de paiement du pays s’établit à 1 289,8 milliards FCFA au 31 décembre 2025. Ce niveau marque une progression de 168,8 milliards FCFA (+15 %) par rapport à l'exercice 2024. Bien que le stock reste dominé par la dette intérieure (841,04 milliards FCFA, soit environ 65% du total), la hausse globale est principalement portée par le compartiment extérieur. En effet, les arriérés extérieurs ont augmenté de 93,4 milliards FCFA en un an, portant le stock à 448,77 milliards FCFA. De l’autre côté, les arriérés intérieurs ont progressé de 75,5 milliards FCFA sur la même période.
Si la CCA n'a pas donné les détails des impayés extérieurs, elle précise, pour ce qui est des impayés de la dette domestique, qu’ils proviennent majoritairement des arriérés sociaux (483,65 milliards FCFA), suivis des arriérés commerciaux évalués à 334,13 milliards FCFA ; puis les arriérés hors marché des titres ressortis à 23,25 milliards FCFA.
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L'accumulation de nouveaux arriérés a contribué à porter la dette intérieure du Congo à 5 334,07 milliards FCFA en 2025, soit une progression de 2,9%. Ce compartiment représente 59,64% de la dette totale, dont 25,63% sont constitués d'arriérés budgétaires. Par conséquent, le stock de la dette publique s’est établi à 8 943,97 milliards de FCFA, représentant 92,46% du produit intérieur brut (PIB), contre 8 535,77 milliards FCFA, soit 92,31% du PIB en 2024. Ce qui fait plutôt, une légère progression de 0,15 point en un an. Hors arriérés de la dette publique, est estimé à 7 229,63milliards de FCFA (74,11% du PIB), contre 7 414,78 milliards de FCFA en 2024 (80,18% du PIB), soit une baisse de 2,49% en glissement annuel, selon le rapport sur la ‘’Stratégie de gestion de la dette à moyen terme’’ publié par le Comité national de la dette du ministère des Finances.
En mars 2025, le Conseil d'administration du FMI a clôturé la sixième et dernière revue de l'accord au titre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC), autorisant un décaissement d'environ 43 millions de dollars. Toutefois, l'institution a dressé un bilan contrasté. Si les critères de performance quantitatifs à fin juin 2024 ont été respectés, plusieurs engagements structurels ont été manqués. «Tous les critères de performance quantitatifs à fin juin 2024 ont été atteints, mais les critères de performance liés un plafond continu de zéro sur les nouveaux arriérés extérieurs, la nouvelle dette extérieure non concessionnelle et la nouvelle dette garantie par des ressources naturelles n’ont pas été respectés», indiquait le FMI avant de recommander qu’il « demeure essentiel d’améliorer davantage la coordination entre les organismes publics sur les questions liées à la gestion de la dette et d’accroître la transparence de la dette publique ».
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