D’après la situation mensuelle de la dette publique de février 2025, publiée par la Caisse congolaise d’amortissement (CCA), la République du Congo prévoit de consacrer 1 492,9 milliards FCFA au service de sa dette entre mars et décembre 2025. L’essentiel de cette enveloppe, soit 1 202,2 milliards FCFA (80,54 %), sera destiné aux créanciers domestiques, contre 290,4 milliards FCFA (19,47 %) pour la dette extérieure.
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La dette intérieure, également appelée créance domestique, regroupe les emprunts contractés sur le marché des titres publics, les obligations du Trésor, les emprunts obligataires, la dette sociale, la dette auprès de la BEAC, entre autres. « Le profil de remboursement de la dette intérieure montre un pic de refinancement anticipé au cours de l’année 2025 », indique la CCA, précisant que le mois d’octobre sera particulièrement tendu, avec un service de la dette intérieure qui pourrait atteindre 309,86 milliards FCFA, dont 225,54 milliards FCFA au titre du remboursement des bons du Trésor.
Une pression moindre sur la dette extérieure
Entre mars et décembre 2025, le service de la dette extérieure, composée d’engagements envers les créanciers bilatéraux (8,66 %), commerciaux (7,11 %) et multilatéraux (3,70 %), restera modéré en comparaison de la dette intérieure. Ce profil d’amortissement, jugé peu contraignant, constitue un levier de stabilité pour la gestion de trésorerie de l’État. Afin d’anticiper les défis liés à la gestion de la dette, la CCA prévoit de mettre en place de nouveaux mécanismes de financement mieux adaptés aux capacités budgétaires du pays.
Une dette toujours au-dessus des normes régionales
Ce programme de remboursement devrait contribuer à alléger le stock de la dette publique, bien que celle-ci reste largement au-dessus du seuil d’endettement communautaire de la CEMAC, fixé à 70 % du PIB. À fin février 2025, la dette publique du Congo s’élevait à 8 253,99 milliards FCFA, soit un taux d’endettement de 94,74 % du PIB enregistré fin 2024.
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Conscient de la nécessité d’un recentrage stratégique, Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, déclarait récemment : « Il nous faut réinventer notre rapport à la dette publique : en renforçant la soutenabilité de notre portefeuille d’engagements ; en structurant de nouveaux instruments de financement innovants compatibles avec nos capacités ; et en respectant rigoureusement les règles de transparence, de redevabilité et d’efficacité ».

