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Développement local : le C2D premier bailleur de fonds du Pndp

Pour ses trois phases, le programme bénéficie d’un financement global de 64 milliards de FCFA soit 37% de ses ressources. 55% de ces fonds sont alloués au secteur Eau et Assainissement.

Contribuer à l’amélioration des conditions socio-économiques de vie des populations, y compris l’accroissement de la productivité des ressources naturelles de base ; appuyer les réformes institutionnelles en matière de décentralisation ; renforcer les capacités techniques, opérationnelles des communes et autres acteurs dans le processus de décentralisation. Tels sont les objectifs du Programme national de développement participatif (Pndp), outil opérationnel d’implémentation des stratégies du Cameroun en matière de décentralisation et de développement local. Des missions dont l’accomplissement nécessite de ressources conséquentes. Heureusement, le Pndp peut compter sur la coopération française, à travers le Contrat désendettement développement (C2D).

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Pour ses trois phases, le Pndp bénéficie d’une enveloppe globale de 64 milliards de FCFA du C2D. Ce qui en fait la première source de financement du Programme. La première phase (2004-2009), a obtenu 20 millions d’euros soit environ 13,1 milliards de FCFA conte 57,7 millions d’euros soit 37,8 milliards de FCFA pour la phase 2 (2010-2014) et 20 millions d’euros soit environ 13,1 milliards de FCFA pour la phase 3 (2016-2022). Ces chiffres ont été présentés à le 22 octobre 2020 à Yaoundé au cours d’un déjeuner de presse.

Sous le thème : « Décentralisation au Cameroun : la contribution du C2D », le coordonnateur national du Pndp, Marie Madeleine Nga, l’oratrice du jour, a fait le point des réalisations de la structure dont elle a la charge, en mettant en exergue la contribution des ressources du C2D. « Outre le Pndp classique, le C2D a financé à partir de la deuxième phase, certaines opérations spécifiques, notamment les radios communautaires l’opération Haute Intensité de Main d’oeuvre (Himo), l’opération Redd+ et le Programme d’appui à la sécurisation et à la gestion intégrée des ressources agropastorales (Pasgirap) », a-t-elle expliqué.

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Développement local

De l’exposé de Marie Madeleine Nga, il ressort que les ressources C2D ont contribué à l’élaboration et/ou l’actualisation des Plans communaux de développement (PCD) soit 155 plans de développement communal et 3 000 plans de développement local lors de la phase 1 ;  329 PCD lors de la phase 2; 351 PCD pour la phase 3 en cours. Pour ce qui est des microprojets, le Pndp en a financé 6711 à fin juin 2020 pour un coût total de 91,3 milliards de FCFA dont 2 316 microprojets sur fonds C2D pour un montant de 31,4 milliards de FCFA (34,39%).

Au niveau des opérations spécifiques, 2 milliards de FCFA des fonds C2D ont été alloués à l’opération Himo lancée dans 11 communes. Ce qui a permis de réaliser 11 projets d’infrastructures avec le recrutement de 1 942 jeunes parmi lesquels 1 315 hommes et 627 femmes ; parmi ces jeunes, 1 864 ont été formés et ont démarré une activité économique et 596 jeunes initiés à l’alphabétisation fonctionnelle.

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Pour ce qui est de la lutte contre le changement climatique, l’opération Redd+ a reçu un financement de 1,9 milliard de FCFA. Dix communes ou groupements de communes des cinq zones agro-écologiques en ont bénéficié. Résultats : Plus de 450 000 plants mis en terre, sur plus de 3000 ha dans les régions du Nord, l’Ouest et Sud-Ouest ; 07 forages à énergie solaire construits dans le Nord ; plus de 15 fumoirs améliorés construits et près de 1 500 foyers améliorés distribués dans les zones du projet ; un plan d’utilisation et de gestion des terres validé dans la commune de Yoko ; les plans d’aménagement de la forêt communale de Yoko et  de la réserve forestière de Bapouh Bana élaborés. Par ailleurs, 12 radios communautaires ont créées et équipées et huit réhabilitées,  pour une enveloppe de 1,9 milliard de FCFA; alors que 1,17 milliard a été alloué au Pasgirap couvrant 20 communes et 200 villages.

Le Pndp intervient aussi dans les réformes institutionnelles en matière de décentralisation ; la mise en œuvre des activités d’engagement citoyen ; le renforcement des capacités des Collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans le processus de décentralisation ; l’amélioration de la gestion des finances publiques locales.

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