Les relations diplomatiques entre le Gabon et l'Inde sont sur le chemin de la densification grâce à un projet d’ouverture d’une ambassade indienne à Libreville. Pour ce faire, le 30 juillet dernier, le ministre des Affaires étrangères, Chargé de l’Intégration Sous-Régionale et des Gabonais de l’Étranger, Michel Régis Onanga Ndiaye a eu une audience « fructueuse » avec le chargé d’Affaires de l’ambassade de l’Inde au Gabon, actuellement basé à Kinshasa, Dhruv Mittal.
« Le Gabon, par la voix de son ministre, a donné son accord pour la création de cette représentation diplomatique, illustrant ainsi la détermination des nouvelles autorités, à honorer les engagements du pays envers ses partenaires tout en mettant en avant, la stabilité actuelle. Cette initiative renforce l’attrait diplomatique du Gabon sur la scène internationale », a-t-on appris au sortir de l’audience entre les deux personnalités. Mais les délais de réalisation n’ont pas été dévoilés.
Le projet d’ouverture d’une ambassade de l’Inde à Libreville n’est pas une surprise. Car ce pays a des intérêts en terre gabonaise. Le 29 juin dernier, par exemple, le ministère gabonais de l’Économie numérique et la société indienne Shapoorji-Pallonji ont paraphé un mémorandum d’entente en vue de la construction d’un Datacenter national pour la conservation de ses données. La signature de cet accord est le résultat des négociations entamées depuis le mois de mars 2023 entre la société indienne et le gouvernement gabonais.
En outre, la société indienne Afcons, filiale du groupe Shapoorji Pallonji (SP), doit réaliser un linéaire de 93 km de la première phase de la Transgabonaise, route de 780 km reliant Libreville et Franceville, les deux principales villes et centres économiques du Gabon. Last but not the least, il y a le projet d’exploitation d’une mine manganèse à Biniomi, près de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, qui est piloté par la société Nouvelle Gabon Mining., filiale du groupe indien Coalsale Group. Avec l’ouverture d’une ambassade à Libreville, les opérateurs économiques et les usagers ne seraient plus obligés de rendre à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), pour bénéficier des services consulaires. Ce qui fera un gain de temps considérable.

