Inscrit dans le cadre du Programme prioritaire quinquennal d’investissement 2023-2027 et figurant parmi les priorités de la Cameroon Water Utilities (Camwater) depuis l’exercice 2024, le projet de reconfiguration, d’extension et de modernisation du réseau d’eau potable de Douala connaît enfin une avancée. Lors d’un atelier d’examen et de validation du rapport d’Avant-Projet Sommaire (APS) tenu ce 26 mars 2026, le Directeur général, Blaise Moussa, a posé « les premiers jalons ». Fait marquant de cette rencontre, « le rapport d’APS validé prévoit une première phase “urgente”, d’une durée de 36 mois, pour un investissement de 234 milliards FCFA hors taxes », indique la Camwater, entreprise publique en charge de la production et de la distribution d’eau potable au Cameroun.
Pour résorber un déficit de production estimé à 500 000 m³ par jour dans une ville qui abrite environ 4 millions d’habitants, le projet prévoit notamment la pose de 1 370 km de réseau tertiaire et 331 km de réseaux primaire et secondaire, la construction de 14 ouvrages de stockage et de 11 stations de pompage, ainsi que la réalisation de 50 000 nouveaux branchements. Ce plan inclut également le renouvellement des tronçons vétustes en fonte grise.
L’ambition est de garantir une gestion hydraulique optimale et d’étendre la desserte vers des zones jusqu’ici peu couvertes, telles que Lendi, Yatchicka, Ngodi, la Cité des Palmiers et Japoma. « Ce projet ambitieux vise à corriger les dysfonctionnements majeurs du système actuel. Le diagnostic technique révèle en effet des défis critiques : un taux de desserte de seulement 40,53 %, un rendement de distribution limité à 36,14 % et une autonomie de stockage de seulement 4 heures », précise la Camwater.
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À terme, l’objectif est d’atteindre une capacité de production de 753 000 m³/jour à l’horizon 2040, contre environ 300 000 m³ actuellement. Ce bond repose sur l’intégration de 400 000 m³/jour supplémentaires, l’extension de la station de Japoma (68 000 m³/jour), la réalisation de nouveaux réservoirs et la réhabilitation des forages urbains. Malgré le retard déjà accusé sur le calendrier prévisionnel, aucune information ne filtre pour l’instant sur la date probable de démarrage effectif des travaux, ni sur les sources de financement du projet.
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