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Education : 600 milliards de FCFA à glaner dans la rentrée scolaire

Dix millions d’apprenants reprennent le chemin de l’école le 5 octobre 2020 au Cameroun soit six millions pour les cycles maternel et primaire, et quatre millions pour le cycle secondaire. Les frais de scolarité, d’examens officiels, les manuels et fournitures scolaires, l’habillement, l’alimentation, etc. représentent un gros marché qui justifie la concurrence sans merci entre différents opérateurs, locaux et étrangers.

C’est un passage obligé. Comme chaque année, les parents d’élèves doivent souscrire aux formalités administratives dans les établissements pour intégrer leurs enfants dans les effectifs nationaux d’élèves. Cette rentrée scolaire, 10 millions de jeunes camerounais reprendront le chemin des écoles primaires et secondaires lundi, 5 octobre 2020, pour des cours en mi-temps. L’année dernière, ils étaient 6,5 millions d’apprenants repartis en 582 945 élèves au préscolaire, 4,4 millions au primaire, 1,06millions dans l’enseignement secondaire général et 467 138 inscrits dans des collèges privés.

L’offre nationale en matière d’éducation est portée par 2 465 établissements dont 1301 collèges et 1 159 lycées dont 1 824 écoles d’enseignement général, 636 autres relevant de la technique ; 1 633 établissements francophones; 513 relevant du sous-système anglophone et 315 établissements bilingues. Plus de 4 millions d’écoles maternelles et primaires viennent compléter la carte scolaire nationale. C’est une reprise pas sereine pour les familles. Avec l’allègement des effectifs dans les établissements publics à 50 décidé par le gouvernement, anciens et nouveaux élèves des lycées entrent en concurrence pour s’acquitter des frais de scolarité. Pour les lycées d’expression francophone, les frais exigibles varient entre 7500 Francs CFA et 10 000 Francs CFA tandis que les sommes complémentaires comprenant l’APEE, la carte scolaire, se chiffrent à 28 000 Francs CFA.

Les élèves des classes d’examen ajouteront de l’argent pour les droits de timbre (2500 Francs CFA pour la 3e, 15000 Francs pour la 1ere et 2500 Francs CFA pour la Terminale) et les dossiers d’examen (3500 Francs CFA pour le BEPC, 9500 Francs CFA pour le probatoire et 10 500 Francs CFA pour le Baccalauréat).

Le sous-système anglophone pratique des coûts plus onéreux avec des frais de pension allant de 10 000 Francs à 25 000 Francs. Les collèges se catégorisent en fonction des pourcentages de réussite aux examens officiels. Dans le privé, les établissements confessionnels affichent les coûts de scolarité les plus élevés. La scolarité y varie entre 150 000 et 250 000 Francs CFA pour le premier. Une offre plus modérée est disponible dans certains établissements privés avec des couts allant de 60 000 Francs CFA à 100 000 Francs CFA tous frais compris pour le premier cycle et de 100 000 Francs CFA à 150 000 Francs CFA.

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Schéma similaire dans les cycles maternels. Les établissements d’Etat fixent à 30 000 Francs CFA les frais de maternelle incluant la fourniture des documents et de tabliers. Dans les écoles privées, les prix sont fonction du standard et se situent entre 60 000 Francs CFA et 250 000 Francs CFA. Les parents sont tenus de fournir des sommes complémentaires liés à l’organisation de fêtes, des pull-overs, des tenues de fête, de rames de papiers ou de papiers hygiéniques.

Le casse-tête du financement

C’est bientôt la rentrée ! Moment d’intenses tracasseries pour certains parents d’élèves, qui doivent envoyer leur progéniture à l’école. Et pour cause, la liste des frais annexes engendrée par la scolarisation d’un enfant est longue: frais d’Association des Parents d’élèves (APE), coût des uniformes scolaires, achat des fournitures et manuels scolaires. La facture est souvent très salée en fonction du nombre d’enfants. Pour s’en sortir, les parents font recours à plusieurs mécanismes de financements, dont le plus connu reste celui octroyé par les établissements de crédits.

Le crédit scolaire

C’est un crédit à la consommation accordé à un client ou prospect d’une banque ou un établissement de microfinance (Emf) pour financer la rentrée des enfants. A quelques semaines de la rentrée ces établissements multiplient les stratégies pour aguicher le plus grand nombre de clients. Affiches publicitaires dans les rues et dans les banques elles-mêmes, campagne de propagande à travers les médias classiques et les médias sociaux, les offres fusent de partout. La concurrence sur ce produit est très élevée, en cette période, une bonne affaire pour les parents. En fonction des offres, les taux d’intérêts se situant autour de 10% à 15% du montant et des délais de remboursement peuvent aller de 9 à 12 mois. A cela s’ajoute une mise à disposition rapide de ce crédit qui constitue également un argument de marketing. 48h voire 24h chez certains, on est bien loin du temps relativement long imparti pour d’autres types de crédits.

Pour les banques et Emf, c’est un moment de grandes affaires. En 2017 par exemple, la Bicec annonçait avoir distribué plus de 21 milliards de F CFA de crédits scolaire à 36 000 clients.

Selon la Beac le crédit scolaire contribue pour beaucoup à l’offre globale de crédit dans le pays. Au second semestre 2019, l’institut d’émission reconnaît que la hausse du volume de crédits aux particuliers au Cameroun au cours de cette période, « s’explique par le nombre élevé de prêts accordés aux particuliers à l’occasion des rentrées scolaires (crédits scolaires) et des fêtes de fin d’année ».

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Inclusion financière

Malgré le soulagement qu’il procure aux parents, le crédit scolaire reste un outil qui n’est pas à la portée de tous. Pour en bénéficier, il faut remplir’ plusieurs conditions tel que : être salarié, fonctionnaire ou retraité, disposer d’un compte courant dans la banque en question et domicilier ses revenus sur ce compte. Des critères exclusifs, quand on sait que le taux de bancarisation dans le pays demeure faible. D’après les données du ministère des finances (Minfi) seulement 28% de la population camerounaise disposait d’un compte bancaire en 2018. Pour financer la rentrée scolaire comme bien d’autres activités, certains parents ont recours à leur épargne ou passent par des canaux de financement informel comme la tontine, le prêt à une connaissance ou encore l’usure.

Le livre au programme se fait rare

Si le doute subsiste encore un tout petit peu sur la manière dont l’année scolaire 2020-2021 va se dérouler à moyen terme, une chose est certaine, l’obligation de fréquenter l’école est rétablie. Ce sont donc 6 millions d’apprenants qui sont attendus pour ce qui est de l’enseignement de base et 4 millions en enseignement secondaires. Qui dit rentrée scolaire dit manuels scolaires, et c’est bien là toute la difficulté. Un document de 17 pages, présentant classe par classe les livres exigés pendant l’année scolaire 2020-2021, a été rendu publique par le ministre des enseignements secondaires Pr. Pauline Nalova Lyonga.

Si l’on s’en tient à cette liste de manuels publiée, la totalité des livres inscrits au programme pour le 1 er cycle de l’enseignement secondaire général francophone va couter 201 300 francs pendant que le même cycle enseignement secondaire général cycle anglophone est de 332 900 francs. Le pour le second cycle francophone la marge nette est portée à 217 200 contre 97 700 francs pour le cycle anglophone.

L’enseignement de base quoi que beaucoup plus moins chers pour les parents n’est pas en reste. Le Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques (Cmamsmd) change tous les livres du cycle de la maternelle des deux sous-systèmes francophone et anglophone. Le Conseil d’agrément a récemment publié la liste des manuels de la prochaine année scolaire. Il faudra désormais totaliser 6000 francs pour l’ensemble des manuels inscrits à la maternelle toutes les classes confondues ; 6000 francs également pour la nursery. Ce changement est dû à l’adaptation des manuels à la nouvelle approche pédagogique: l’Approche par compétence (APC) instituée par le Gouvernement.

Pour l’enseignement primaire, l’ensemble des manuels du cycle francophone coûte 74 850 francs contre 90 900 francs pour le cycle anglophone. Si l’on compte que ce sont 10 millions d’élèves qui sont attendus à la prochaine rentrée scolaire, c’est donc un marché qui devrait suffisamment faire entrer des revenus dans la mesure ou depuis 2018, le gouvernement a décidé que chaque enfant utilisera un livre par matière. Un argent qui malheureusement ne fait pas totalement le bonheur de l’économie camerounaise.

Les éditeurs camerounais ont 94% des parts du marché des manuels scolaires tandis que les éditeurs étrangers se partagent les 6% de parts restants. Cependant, mêmes les livres édités par les camerounais sont à 80% imprimés à l’étranger. Conséquence, à quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021, certains libraires sont encore à la traîne. Ils n’arrivent pas à mettre sur les rayons tous les ouvrages au programme des deux sous-systèmes francophone et anglophone. La plupart d’entre eux évoquent des raisons de financement pour les éditer. Ainsi les livres de mathématiques du Cours élémentaire 1 et 2 qui proviennent de l’extérieure et édités par Hachette et Edicef se font rares. A ce propos le Cnamsmd, expliquait que pour imprimer seul un livre au programme pour un niveau du primaire par exemple et vouloir couvrir le territoire national, il faut un minimum de 100 000 exemplaires pour le premier. Celui qui s’engage à produire ces livres scolaires, devra alors avoir un chiffre d’affaires conséquent avoisinant les 10 000 000 francs, pour s’en sortir.

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Farouche concurrence entre libraires et vendeurs au trottoir

Quasiment toute la communauté des libraires et vendeurs détaillants des fournitures scolaires de Douala sont unanimes sur «la morosité des affaires à la veille d’une rentrée scolaire». C’est le sentiment dégagé par la célèbre librairie-papeterie Nono de Douala, dont les représentations couvrent plusieurs marchés de la ville de Douala. Marché central et Akwa, précisément. Malgré une fréquentation régulière des clients, les libraires de la capitale économique jugent «timide», la demande en fournitures et accessoires scolaires. Pourtant, les rayons librairies bilingue d’Akwa, Monkam de Ndokoti, ou du Château de Deido abondent d’offres en matériel et fournitures de tous systèmes (francophone et anglophone), ordres d’enseignement (enseignement secondaire général, enseignement technique industriel, enseignement technique et professionnel etc….), de niveaux, ainsi que de séries. Les promoteurs de librairies de Douala accusent «la crise économique et les parents d’élèves qui attendent le dernier moment pour acheter les fournitures scolaires», d’après René Nforza, libraire à Bonaberi, dans l’arrondissement de Douala 4.

Le vaste marché des fournitures scolaires se divisent entre les commerçants à l’étalage, à la sauvette, pédestres, sur porte-faits, librairies, papeteries et grandes surfaces. La ferveur commerçante s’empare de toute la capitale économique. Les marchés Central, Ndokoti, Nkololoun, Ndogpassi ou Madagascar accueillent au quotidien des centaines d’acheteurs: «ceux qui n’ont pas assez de moyens», renseigne celui qui se fait appeler T.H. Le jeune «débrouil-lard» du carrefour Ndokoti avoue recevoir des clients au détail: «je vends par exemple un stylo à bille à 100 FCFA pour ceux qui achètent petit à petit», explique-t-il. Tout près de lui, Mama Mado tient sur le trottoir, un chaland plus important: piles de cahiers, kits de mathématiques, affutoirs et taille-crayons, équerres, calculatrice, protège-cahiers, gomme etc…..meublent ce petit commerce. Mama Mado écoule par exemple une calculatrice scientifique à 2000 FCFA, un paquet de cahiers de 100 pages à 2000 FCFA, et un kit de mathématiques à 500 FCFA: «nous connaissons la conjoncture actuelle mais nous devons également vendre pour gagner malgré que les clients discutent les prix», indique la commerçante d’une cinquantaine d’année.

Globalement, les prix hors grande surface et librairies diffèrent très peu de ceux appliqués dans les supermarchés. Nous apprendrons d’ailleurs sur place que certains commerçants du trottoir ne sont qu’en réalité des sous représentants des libraires et grandes surfaces. La librairie bilingue d’Akwa la pile de cahiers de 2000 page s’emporte au prix de 2500 FCFA.

Le marché des fournitures scolaires reste dominé par les importations en provenance de Chine à proportions de 80% de parts de marchés (cahiers, crayons, stylos à bille, protège-cahiers, calculatrices etc……, du Nigeria (10%), alors que l’Europe et les industriels locaux se partagent 10% de parts de marchés.

La production locale des fournitures scolaires se résume essentiellement à la fabrication des cahiers. Société africaine de fabrication de cahiers (Safca), et Sita Industry dominent le secteur de la production des cahiers au Cameroun, estimée à près de 100.000.000 de cahiers annuellement, malgré l’importante filière de contrebande.

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Les élèves ne font plus courir les transporteurs

A une semaine de la rentrée scolaire, les parents de quelques 7,5 millions d’élèves au Cameroun élaborent des stratégies pour la mobilité des jeunes. Trois groupes se distinguent : ceux qui vont permettre aux enfants de parcourir la distance à pieds, certains qui vont gérer au quotidien les dépenses de transport, et ceux qui vont louer les services de transporteurs contre une rémunération mensuelle.

« Je crois que je vais chercher un moto taximan pour accompagner ma fille à l’école et la ramener à la maison à 13h. L’année dernière j’allais la déposer mais ce n’était pas facile parce qu’étant dans la police, il arrive que je travaille toute la nuit et que le matin je ne sois pas encore rentrée. Ce n‘était pas facile », raconte Celia, mère célibataire.

Il faut payer entre 10 000 Francs CFA et 30 000 Francs CFA pour qu’un chauffeur accompagne un enfant à l’école chaque matin et le ramène à son domicile l’après-midi. La distance, l’état de la route et le nombre d’enfants sont les éléments qui déterminent la tournure que prendront les négociations avec le transporteur souhaité. Ainsi, en portant un élève dont l’école et la maison sont situés dans le même quartier, il serait facile d’aboutir à une entente de 10 000 Francs CFA chaque mois avec un mototaximen. Le prix sera un peu plus onéreux si l’école est située dans un quartier voisin du lieu d’habitation. A plus de deux quartiers, les tarifs pratiqués vont au-delà de 15 000 Francs CFA.

« Je faisais le travail là avant mais maintenant je refuse. Ce n’est pas rentable parce que tu dois aller chercher l’enfant le matin, parfois tu arrives à 7h, tu trouves qu’il n’est pas encore prêt. Tu es obligé d’attendre sur place or c’est ton heure de pointe qui passe. Pourtant quand tu es libre de tout engagement, tu peux facilement travailler 3000 Francs CFA avant 9h », explique Jean Claude.

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Les engagements pris auprès de parents entrainent un autre type de contraintes liées notamment à des questions de disponibilité. « Tu es obligé d’être toujours libre. Il arrive parfois qu’une cliente te sollicite pour l’accompagner dans une localité à côté de Yaoundé. Une affaire qui peut te produire un 15 000 Francs pour un aller-retour et tu te retrouves obligé de refuser parce que tu as pris un engagement», raconte le taximen Abdoul.

Entre panne improviste, embouteillage sur les routes ou rallongement des programmes dans les collèges et lycées, les difficultés des taximen n’en sont pas à leur comble, même pour des revenus de 25 000 à 30 000 Francs CFA. De quoi impacter la recette de 10 000 Francs CFA à verser quotidiennement au propriétaire du taxi. A l’opposé ces derniers ne sont pas opposés à transporter des élèves au bord de la route, même à des prix dérisoires. Le cas de ce dernier passe souvent en priorité au grand dam des travailleurs.

La solution pour les familles désireuses d’atténuer les dépenses reste les cars et bus scolaires. Avec des tarifs de 3000 à 7500 Francs CFA en fonction des écoles, ce moyen de transport reste également le plus sécurisé dans un contexte marqué par des disparitions d’enfants. Il faut cependant faire avec des heures de ramassage assez matinales.

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La tenue scolaire cherche preneur

« Moi je trouve que ma tenue me suffit, c’est juste parce qu’il y’a un tricot à l’intérieur que vous voyez que ça me serre », argue une fillette à son papa et le réceptionniste de l’atelier de confection Mandilaris.

A une semaine de la rentrée scolaire 2020-2021 on est au four et au moulin du côté des couturiers et ateliers de confection des tenues scolaires dans la capitale politique Yaoundé. Les machines à coudre ne connaissent que du repos lorsque son utilisateur s’arroge une pause pour se soulager ou bien lorsqu’il rentre chez soi. L’heure n’est pas alors à la rigolade dans l‘industrie de l’habillement n’a pas de repos. Il faut satisfaire cette grande clientèle que sont les enfants estimé pour cette année scolaire à 10 millions soit 6 millions d’écoliers et 4 millions de collégiens et de lycéens. Ce qui, selon les simulations, revient à confectionner à moyen 10 millions de tenues, sur la base selon laquelle chaque élève se procurera une nouvelle tenue.

Dans l’atelier de confection de Mandilaris, situé au marché central de Yaoundé, une ambiance bonne prévaut. Couper, repasser, broder, coudre…chaque acteur de la chaîne de production est à pied d’œuvre. Dans cet atelier grandeur nature, chaque client trouve son compte. Pour se procurer une tenue en ce lieu, il faut prévoir entre 7000 et 10 000 FCFA, en fonction de sa taille et de ce que l’on est une fille ou un garçon. Il faut noter que certains établissements ont opté pour produire eux-mêmes leurs tenues. Les prix sont pratiquement les mêmes, mais à cela s’ajoute la tenue de sport (obligatoire) et le pull-over. Ces derniers se chiffrent respectivement à 5000 FCFA et à partir de 6000 FCFA. La ville de Yaoundé regorge environ d’une quarantaine d’établissements publics, pour près de 225 privés. Un marché assez large, pour lequel Mandilaris se taille plus de 50% des parts.

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Pas d’affluence

En cette veille de rentrée, l’affluence au niveau des ateliers de couture n’est pas encore visible. « Si je compare à l’affluence des années antérieures, je pourrai dire que nous n’avons pas beaucoup de clients cette année. Ceci peut-être dû à deux facteurs. Il y’a d’abord le fait que la rentrée a été repoussée et ensuite il y’a le fait que les fonctionnaires qui constitue le gros de nos clients n’ont pas encore touché leurs salaires » confie Jean Donatien Tsanga coordonnateur de la confection à Mandilaris. A cette veillée de rentrée scolaire assez atypique car marquée par la pandémie de Coronavirus, l’on apprend aussi qu’au marché de la tenue scolaire s’est greffée la production de masque de protection faciale. « Nous avons converti une partie de nos ateliers à la confection des masques barrières et nous avons présenté nos offres dans divers structures. Avant les derniers examens, le gouvernement a donné une dotation pour l’achat de masques barrières. Je crois en termes de milliards, nous n’avons pas eu la commande d’un seul masque », renchérit M. Tsanga.

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