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Electricité : Globeleq remet ses centrales en marche et accorde un sursis à Eneo pour payer sa dette de 117 milliards de FCFA

Dans un communiqué dont EcoMatin a obtenu copie ce 20 décembre, le producteur indépendant indique que le moratoire ainsi accordé s’étend jusqu’au 27 décembre prochain.

Les abonnés d’Eneo, le distributeur exclusif de l’énergie électrique au Cameroun et filial du fonds d’investissement britannique Actis, vont moins subir les délestages à partir de ce 20 décembre si l’on tient à un communiqué du producteur indépendant d’électricité Globeleq, à travers ses filiales Kribi Power Development Corporation (KPDC, 216 MW)) et Dibamba Power Development Corporation (DPDC, 88 MW). Cet opérateur qui revend son énergie à Eneo annonce en effet que, « dans le souci de permettre à la population camerounaise de préparer et vivre sereinement les fêtes de Noël, le groupe Globeleq a décidé de remettre exceptionnellement en service les centrales de Kribi et Dibamba ».

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Ce sursis, explique, le producteur, est aussi dû au fait qu’il a appris que son créancier Eneo pourrait bénéficier d’un paiement de l’Etat à partir du 27 décembre prochain. Ainsi, si son créancier est payé, Globeleq espère que les factures dues aux entreprises KPDC et DPDC d’un montant culminant à 115 milliards de FCFA seront également réglées au moment où Eneo réclame à l’Etat le paiement d’une ardoise de 234 milliards de FCFA à fin septembre. Sinon, c’est le retour à la situation ante. « Le non-paiement des sommes annoncées aux dates dues contraindrait Globeleq à appliquer de nouvelles mesures de sauvegarde en protection des équipements de production », menace le producteur.

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Globeleq a procédé à la suspension de la production des centrales électriques de Kribi et de Dibamba le 1er décembre 2023. Et cette, décision, explique l’entreprise, faisait suite au non-paiement par Eneo de factures dues aux entreprises KPDC et DPDC.

Les infrastructures de production de Globeleq (56% contre 44% pour l’État du Cameroun) représentent près de 20% des capacités installées du pays, chiffrées actuellement à 1562 MW.

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Mais il faut noter que ce n’est pas la première fois que Globeleq arrête ses centrales de production du fait de ses factures impayées. L’on assiste à ce scénario pratiquement chaque année.

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