Filières

Elevage: 140 millions pour la construction de trois étables à Louguéré

Le Prodel vient d’accorder le marché à une entreprise pour la construction de ces étables qui devraient accueillir une quarantaine de bêtes. Un an après son lancement, les premiers résultats restent cependant toujours attendus.

Le Projet de développement de l’élevage (Prodel), vient d’accorder un marché de 140,881 millions FCFA, hors taxes, au Groupe Stille Sarl pour la construction d’infrastructures destinées au développement de l’élevage au Cameroun. L’entreprise devra construire, sur un délai de trois mois, des étables au nombre de trois pouvant accueillir une quarantaine d’animaux dans la station zootechnique de Louguéré, près de Guider, dans la région du Nord. L’entreprise a été choisie au détriment de cinq autres, dont les offres ont été jugées toutes non conformes.

Le projet de construction des étables rentre dans le cadre de l’amélioration de l’élevage dans le pays, porté par le Prodel. Ce dernier a été lancé en novembre 2017, avec un financement de la Banque mondiale à hauteur de 60 milliards FCFA pour mener à bien ses missions. Celles-ci consistent, à développer les filières d’élevage, à développer le système pastoral, à achalander les marchés des produits pour la consommation des Camerounais et des populations de la sous-région, ainsi qu’à gérer les crises.

Courant sur une période de six ans, le Prodel a déjà été installé dans plusieurs régions du pays. En septembre dernier, Maroua était le théâtre de la signature de 18 conventions de cofinancement des sous-projets de 18 communes dont 8 pour le Nord et 10 pour l’Extrême-nord. Les sous-projets communaux seront financés à hauteur de 90% par le Prodel et 10% par les municipalités.

Les premiers résultats de ce projet, qui doit accompagner près de 120 000 ménages (près de 600 000 acteurs du secteur agropastoral), sont attendus. Dans les projections, les responsables du Prodel estiment que d’ici six années, l’on aura produit, entre autres, 14 750 vaches à haut potentiel laitier et plus de 4 000 porcs à haut potentiel génétique.

De quoi contribuer à combler le déficit de la production des viandes porcines et bovines dans le pays. Les chiffres les plus récents indiquent que le cheptel porcin était composé de 3 millions de têtes en 2013 tandis que l’on comptait un peu plus de 5 millions de têtes chez les bovins. Les productions de ces viandes étaient respectivement de 35 000 tonnes et 92 000 tonnes. Ce qui représentait une satisfaction du marché local de 60 à 70%. Un gap que les pouvoirs publics, avec l’aide de ses partenaires comme la banque mondiale, entendent combler grâce à des initiatives comme le Prodel.

La Rédaction EcoMatin

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