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Chez les bouchers, il s’agit d’une bonne nouvelle, dans la mesure où cette mesure présidentielle leur permettra d’avoir plus de quantités de viande à vendre « Nous aurons plus de viande de bœuf à notre disposition pour satisfaire les clients. Les éleveurs pourront nous approvisionner encore plus et nous pourrions ne pas connaitre des périodes où la viande est rare et donc plus chère », espère Issa, membre de l’Association des bouchers du Mfoundi, qui écoule une partie de sa viande au marché de Nsam. Du côté des autorités, la mesure est salvatrice. « Ce décret vient lever certaines barrières et permet d’avoir plus de viande sur le marché. Les restrictions antérieures obligeaient en effet d’attendre un certain nombre d’années avant de pouvoir mettre un animal sur le marché. L’écart étant désormais réduit de moitié, l’approvisionnement sera plus soutenu », indique-t-on au ministère de l’Elevage, des pêches et de l’industrie animale (Minepia). De plus, le dispositif de contrôle et d’inspection des animaux destinés à l’abattage devrait être renforcé. « Avec le décret du président de la république, ça nous permettra vraiment de booster l’abattage, de pallier aux problèmes qu’on connait partout, notamment le phénomène de l’abattage clandestin », a déclaré Dr. Aliou Hayatou, directeur de l’abattoir industriel et frigorifique de Ngaoundéré. En fait, l’on ne devra plus attendre quatre ans avant d’abattre un animal qui, avec les méthodes de l’élevage de 2e génération, est déjà mature à 3 ans et pèse plus de 500 kilogrammes. Signalons que le récent décret indique toutefois que « les animaux de l’espèce bovine âgé de moins de vingt-quatre mois peuvent être admis en boucherie en cas d’accident, de stérilité ou de maladie estimée incurable, attestée par un certificat sanitaire délivré par un agent des services de l'élevage ». Il interdit enfin l’abattage de toute femelle gestante, qu’elle qu’en soit l’espèce.

