visa-2026-08-01
Breaking News
Chargement des breaking news...
Breaking News
Chargement des breaking news...
App Logo
Je me connecte
Magazine
    Bientôt disponible...
App Logo
MagazineJe m'abonne
Je m'abonne
Mines et énergiesEecomembre

En pleine affaire Glencore, le Cameroun sous la menace d’une radiation de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives

Le pays est tenu de publier tous les contrats et licences gaziers, pétroliers et miniers avant le 31 décembre prochain, de même que les rapports de conciliation des chiffres et volumes de l’exercice 2022 et ceux d’activité 2022 et 2023, cause de sa suspension de l’ITIE en mars 2024. Quelles conséquences pourrait avoir cette décision sur le climat des affaires dans ces secteurs névralgiques ? Le décryptage d'EcoMatin.

Publiée dimanche 20 octobre 2024 à 12:35:07Modifiée dimanche 20 octobre 2024 à 14:52:05Temps de lecture 4 minPar Jean Omer Eyango

Projet de fourniture de gaz au Cameroun
Projet de fourniture de gaz au Cameroun

Le Cameroun est sursis depuis mars 2024 depuis sa suspension, en mars 2024, de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). L’organisation en est venue à prendre cette décision pour une deuxième fois pour les mêmes motifs : le pays ne respecte pas certaines règles en matière de transparence et de de gouvernance des secteurs pétrolier, gazier et minier. Après lui avoir collé la note globale « assez faible », le conseil d’administration de l’ITIE qui est l’organisation sectorielle qui joue le rôle de chien de garde de la transparence, afin que les ressources naturelles des pays membres soient exploitées de façon transparente et au bénéfice des citoyens dans le monde, a donné au Cameroun jusqu’au 31 décembre 2024 pour se mettre en règle. Notamment, en publiant tous les contrats et licences accordés à date dans les secteurs gazier, pétrolier, minier. Le comité ITIE local doit, en outre, expliciter les rôles des entreprises d’Etat intervenant dans ces secteurs, notamment, la Société nationale des hydrocarbures (Snh), la Société nationale de raffinage (Sonara), la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (Csph) pour ce qui est du gaz et du pétrole, et la Société nationale des mines (Sonamines), s’agissant du secteur minier.

Lire aussi : Affaire Glencore : menace sur la divulgation des noms des complices camerounais

Par exemple, les autorités camerounaises sont tenues de clarifier la situation des recettes qui ne transitent pas par les comptes du Trésor public et l’utilisation qui en est faite. Toutes ces explications doivent être suivies des règles et pratiques courantes qui régissent les relations financières entre ces entités publiques et le gouvernement. Par ailleurs, pour échapper à la radiation qui pèse comme une épée de Damoclès sur lui, le Cameroun doit rendre publics les rapports de conciliation des chiffres et volumes de l’exercice 2022 et ceux d’activité 2022 et 2023 avant le 31 décembre prochain. C’est faute d’avoir produit ces documents que le pays fait l’objet d’une suspension qui est une mesure intermédiaire avant son éviction pure et simple.

La suite après cette publicité
diamondcapitalconvention-2026-08-18-in article

Pot-de-vin

Le Cameroun est engagé dans une course contre la montre relativement à l’agenda, et les organisations de la société civile qui se plaignent de la rupture du dialogue entre le gouvernement et elles, craignent que le pays ne puisse pas honorer ce rendez-vous à temps. Cette menace de radiation qui se fait plus pressante à deux mois et deux semaines de l’échéance du 31 décembre coïncide avec la polarisation de l’actualité autour de l’affaire Glencore, née des aveux de hauts cadres de cette multinationale selon lesquels ils auraient reversé d’importants pots de vin à des agents d’Etat dans certains pays dont le Cameroun, lors des négociations de contrats pétroliers. Les hauts fonctionnaires camerounais ayant mené lesdites négociations auraient perçu jusqu’à 7 milliards Fcfa de back-chic. Alors que le procès s’enlise à Londres où sont jugés depuis 2022 les anciens responsables de Glencore impliqués dans ces pratiques de corruption à grande échelle, au Cameroun, la Snh fait pression pour que le Tribunal criminel spécial ouvre une enquête sur cette affaire afin que tous ceux qui y sont impliqués rendent gorge.

Conséquences d'une radiation

Sur les conséquences que pourrait avoir une éventuelle suspension du Cameroun de l’ITIE, Youmssi Bareja, expert en mines et pétrole et universitaire explique qu’a priori, cette décision, si elle venait à être prises dans deux mois, ne devrait pas poser problème, puisque l’adhésion à l'ITIE est volontaire. « Le processus n'a donc aucun caractère coercitif ni répressif vis-à-vis des pays qui n’en font pas partie ». Seulement, prévient-il, l’impact pourrait être lourd, notamment sur le climat des affaires. « Les investisseurs veulent évoluer dans un environnement où il y a la transparence et où il n’y a pas de corruption. Une fois que le Cameroun est radié, le pays sera considéré comme un Etat "non transparent" ou un Etat corrompu. Des investisseurs sérieux (hormis les chinois et indiens) ne peuvent pas venir dans un tel environnement », analyse-t-il. Il ajoute, enfin, que la radiation du Cameroun de l’ITIE aura aussi un impact sur ses rapports avec ses partenaires au développement, la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international.

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article nécessite un abonnement EcoMembre pour y accéder.

Contactez le service client
  • Accueil
  • Mines et énergies
  • En pleine affaire Glencore, le Cameroun sous la menace d’une radiation de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives
CamerounSonaraITIESonaminesArchive
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Dans la même catégorie

782924708_29180737708182099_6559485750319614080_nMines et énergiesPétrole : les défis d'Hermélia Hayes Mbadinga à la tête de Vaalco GabonL'experte gabonaise en gestion d'actifs pétroliers prend la direction de la filiale locale du groupe américain dans un contexte de contraction des indicateurs financiers sur le permis offshore d'Etame.il y a 2 joursEpremiumUne industrie pétro-gazièreMines et énergiesHydrocarbures : Brazzaville valide 23 milliards USD d'investissements chinois pour doper la production pétrolièreLe gouvernement congolais vient d'adopter deux projets de décret restructurant les permis onshore d’exploitation d'hydrocarbures d'une compagnie chinoise. il y a 2 joursEpremiumCap LopezMines et énergiesGabon : le report du mégaprojet de Perenco compromet ses ambitions d'exportation de GNL dès 2026Attendue pour entrer en production courant 2026, la mise en service du Cap Lopez, unité de stockage de gaz naturel liquéfié de Perenco au large du Gabon qui devrait hisser le pays au rang d'exportateur de GNL, connaît un glissement de date. il y a 3 joursEpremiumpétroleMines et énergiesPétrole : le Congo veut réviser la fiscalité de deux opérateurs pour lancer l'explorationAfin d'encourager la recherche d'hydrocarbures et d'assurer l'approvisionnement futur de ses raffineries, le gouvernement congolais va revoir les contrats de partage de production.il y a 4 joursEpremiumMinesMines et énergiesCameroun : deux projets de rutile et de cobalt-manganèse patinent, faute de partenaires « qualifiés »Les tentatives de relance des projets de minéraux critiques de Nkamouna et Akonolinga s'enlisent, poussant la Société nationale des mines (Sonamines) à réviser le mécanisme de sélection d’un potentiel partenaire technico-financier.il y a 4 joursEpremium773403042_122133726933237860_6451765573014602892_nMines et énergiesCameroun : pourquoi l'amont pétrolier peine à attirer les grandes compagnies, malgré un sous-sol sous-exploité Trois mois seulement après les résultats d'une nouvelle tentative d'attribution portant sur neuf blocs, et après l'échec de la campagne de promotion de 2019, Yaoundé est « enfin » parvenue à signer un nouveau contrat de partage de production avec une compagnie pétrolière étrangère. Mais le profil de celle-ci soulève déjà des interrogations, moins d'une semaine après la signature de cet accord qualifié d'« historique ». Décryptage. il y a 5 jours
Actuellement en kiosque

Les plus lus

1RDC : Afriland First Bank Congo se rapproche du dépôt de bilan, trois ans après l'éviction de Paul Kammogne Fokamil y a 6 jours2Camtel, PAD, Socadel...: au Cameroun, sept entreprises publiques réalisent désormais un chiffre d'affaires de 100 milliards FCFAil y a 6 jours3Cameroun : la filiale de Castel porte son capital à 75,5 milliards FCFA pour absorber Guinness Camerounil y a 4 jours4CEMAC : après le Cameroun, la Banque nationale de Guinée Equatoriale envisage son expansion en Centrafriqueil y a 4 jours5Transport aérien : Asky Airlines brise le monopole d'Afrijet sur la liaison Yaoundé-Banguiil y a 1 jour6Cameroun : l'égyptien Arab Contractors piétine sur trois projets routiers de 134 millions de dollarsil y a 2 jours7Hydrocarbures : Brazzaville valide 23 milliards USD d'investissements chinois pour doper la production pétrolièreil y a 2 jours8Restructuration, flotte, rentabilité, location… : Camair-Co s'expliqueil y a 6 jours9Cameroun : pourquoi l'amont pétrolier peine à attirer les grandes compagnies, malgré un sous-sol sous-exploitéil y a 5 jours10ACTIVA accélère la digitalisation de son réseau de distribution avec A-Sure Coveril y a 6 jours
📧

Newsletter EcoMatin

Recevez notre briefing économique quotidien directement dans votre boîte mail

Analyses exclusives • Décisions économiques • Afrique centrale

App Logo
Je m'abonne
MarchéCotationBoursesFondsMatières premièresConvertisseur
AbonnementsMon compteMes abonnementsNewslettersArticles achetés
ServicesConditions généralesPolitique de confidentialitéPolitique en matière de cookiesContact & Suggestions
La rédactionQui sommes-nous?Nous rejoindreNotre équipeLettre du DP
Recevez notre briefing économique et financier tous les jours avant 10 heures.

En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez de recevoir nos communications. Vous pouvez vous désabonner à tout moment.

EcoMatin SRL : BE1003.413.035

Avenue Louise 523, 1050 Ixelles

© Copyright EcoMatin 2026. Tous droits reservés.