(AFP) Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, en visite à Bangui, a salué vendredi "la restauration complète des relations" entre la France et la Centrafrique, après avoir rencontré avec le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Les relations entre Paris et Bangui, qui s'étaient fortement dégradées alors que l'influence de la Russie se renforçait, connaissent un réchauffement depuis une rencontre de M. Touadéra et du président français Emmanuel Macron en avril 2024.
« Ma visite marque la restauration complète des relations, des liens entre nos deux pays (...) après une période de tension qui est brève à l'échelle de notre histoire commune », a déclaré le ministre français après sa rencontre avec le président centrafricain.
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La France n'avait pas effectué de visite de haut niveau en Centrafrique depuis celle de l'ex ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en novembre 2018, deux ans après l'arrivée au pouvoir de M. Touadéra. Dans cet État enclavé d'Afrique centrale de 5,3 millions d'habitants, la situation sécuritaire s'est quelque peu apaisée après la sanglante guerre civile des années 2010, même si cet acquis reste "fragile", de l'aveu de M. Touadéra, qui a été réélu en janvier et fait de la stabilisation du pays le principal défi de son troisième mandat.
Ce déplacement « témoigne du fait que la France se tient aux côtés de la République centrafricaine au moment (...) où le processus de paix et de stabilisation du pays se poursuit », a assuré M. Barrot, selon qui Paris se veut un « partenaire respectueux de la souveraineté de la Centrafrique ».
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Très influente et présente militairement depuis l'indépendance en 1960, la France, ancienne puissance coloniale, a progressivement perdu du terrain en Centrafrique, pays riche en ressources naturelles, au profit de la Russie et des paramilitaires russes du groupe Wagner, qui bénéficient de contrats lucratifs dans l'exploitation de l'or, des diamants et du bois. De nombreuses sociétés étrangères exploitent les ressources minières du pays. La France dispose d'un seul permis, détenu par le groupe Orano, pour une mine d'uranium.
Outre le président centrafricain, le ministre français a rencontré son homologue centrafricaine Sylvie Notéfé et le Premier ministre Félix Molouan.
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M. Touadéra, rentré mercredi d'une longue visite à Moscou où il a rencontré le président russe Vladimir Poutine, a été réélu en janvier pour un troisième mandat avec 77,90% des voix lors d'un scrutin contesté par l'opposition. En 2023, il avait fait adopter une nouvelle constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir.
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