Sur la période 2025-2028, le barrage hydroélectrique de Chollet, qui doit être construit sur les rives des fleuves Dja au Cameroun et Ngoko au Congo, connaîtra son calendrier d’exécution. La réunion extraordinaire du Pool énergétique d’Afrique centrale (PEAC) tenue à Brazzaville le 16 août 2024 a adopté un nouveau plan d’affaires stratégique étalé sur les quatre prochaines années. Parmi les décisions prises par les parties prenantes à ce conclave où l’on a noté la présence du cabinet d’audit international Moore Stephens, l’on apprend que le Pool énergétique va mobiliser 18,5 milliards d’euros, soit plus de 12 000 milliards de Fcfa.
Les fonds serviront entre autres à renforcer les capacités du Pool, l’opérationnalisation de la Commission régionale de régulation de l’électricité de l’Afrique centrale, le développement d’un véritable marché régional de l’électricité par l’approfondissement des règles techniques et commerciales ou encore la mobilisation de financements tant pour le fonctionnement du secrétariat permanent que des projets régionaux.
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Parmi les projets régionaux d’électrification prioritaires devant faire l’objet d’une concrétisation sur le quadriennat 2025-2028, l’institution annonce l'interconnexion des réseaux électriques Inga-Cabinda-Pointe-Noire, regroupant l'Angola, le Congo et la République démocratique du Congo ou encore la construction du barrage hydroélectrique de Chollet à cheval entre le Cameroun et le Congo. S’agissant de cet ouvrage, il doit être réalisé en trois étapes : les études environnementales et financières ; la construction dont l’aménagement du barrage, la construction des voies d’accès, des postes de transformation ainsi que des lignes associés, et la mise en service et l’exploitation du barrage d’une capacité de 600 MW.
Mais, depuis plus de 10 ans, ce programme de mise en œuvre de cet ouvrage se heurte à des pesanteurs dont la dernière en date est la résiliation du contrat entre la société chinoise China Gezhouba group international engineering Co Ltd (CGGC), et les gouvernements camerounais et congolais, "pour non-respect des dispositions". Conclu le 24 juin 2021, celui-ci portait sur la réalisation des travaux de l’infrastructure, notamment l’étude d’impact environnemental et social, les voies d’accès au site dans ces deux pays de la Cemac, le barrage, la centrale hydroélectrique, les postes et lignes électriques associées, la mise en service et l’exploitation des infrastructures en mode BOT (Build-Operate-Transfer).
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Une fois annoncé entre 2018 et 2025, la construction a été programmée par le gouvernement sur la période 2026-2031. Le nouveau plan stratégique du Pool adopté le 16 août dernier vient donc confirmer ce chronogramme contenu dans le Programme d’investissements prioritaire 2024-2026 du ministère camerounais de l’Economie. Sur les coûts, le Cameroun dans son document, indique que l’ouvrage va nécessiter la mobilisation de 1200 milliards de Fcfa contre 700 dans les anciennes prévisions financières.

