Le Tchad a lancé, le 17 février, la construction de trois centrales solaires hybrides dans les villes de Bongor, Bol et Biltine, avec pour objectif de renforcer l’accès à l’électricité dans des zones où l’approvisionnement demeure limité. Financé par la Banque africaine de développement (BAD) pour un coût global de 7,93 millions de dollars, soit 4,8 milliards FCFA, le lancement de ce projet est perçu comme « une avancée majeure pour l’amélioration de l’accès à l’électricité dans les provinces », selon les autorités de N’Djamena.
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Concrètement, le projet sera exécuté sur une période de douze mois comprennent notamment une enveloppe de 3,3 millions dollars pour la ville de Bongor. « Celle-ci affichera une capacité de 2 MWc en solaire, complétée par 2 MW de production thermique et 1 MWh de stockage par batteries. Celles de Bol et de Biltine disposeront chacune de 1 MWc de solaire, 1 MW thermique et 0,5 MWh de stockage », peut-on lire sur le site du ministère tchadien de l’Energie.
Il faut dire que ces infrastructures, visent à améliorer la qualité et la continuité de la fourniture d’électricité, à réduire la dépendance aux centrales thermiques et à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les autorités y voient également un levier de dynamisation de l’économie locale et de renforcement des services sociaux de base. « Je suis convaincu que ces infrastructures modernes permettront d’améliorer significativement la qualité et la continuité de la fourniture d’électricité, de réduire la dépendance exclusive aux centrales thermiques, de diminuer les coûts d’exploitation à long terme et de limiter les émissions de gaz à effet de serre », a rassuré le ministre Passalé Kanabé Marcelin.
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Relevons que ce projet s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui au secteur de l’énergie électrique au Tchad (PASET), un programme d’un coût global de plus de 13 milliards FCFA, soit 21,5 millions de dollars, cofinancé par la BAD, le Fonds vert pour le climat, Power Africa et l’État tchadien, et déployé sur la période 2023-2026. Il intervient dans un contexte de déficit énergétique structurel. Selon la Banque mondiale, seuls 6% des Tchadiens ont accès à l’électricité, un taux qui tombe entre 1% et 2% en milieu rural.

