Enko Capital a annoncé vendredi que le Public Investment Corporation (PIC), gestionnaire du fonds de pension public sud-africain avec plus de 200 milliards USD d'actifs, a injecté 30 millions USD (environ 17 milliards FCFA) dans l’Enko Impact Credit Fund (EICF), son tout premier fonds dédié au crédit privé en Afrique.
Lancé pour combler une partie du déficit de financement des PME africaines, l’EICF fournit des prêts privés en dollars à des entreprises établies et génératrices de trésorerie en Afrique subsaharienne, dans des divers secteurs notamment l'agriculture, les télécommunications, les énergies renouvelables et les services financiers.
Le PIC rejoint ainsi la liste des investisseurs institutionnels ayant déjà soutenu le fonds. En octobre dernier, Enko avait bouclé 100 millions USD (environ 60 milliards FCFA) auprès de British International Investment (BII), de la Société financière internationale (IFC), de SICOM Global Fund et de plusieurs fonds de pension et gestionnaires africains.
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“Ce financement élargira l’accès à des capitaux flexibles pour les entreprises africaines de taille moyenne,” a déclaré Patrick Dlamini, directeur général du PIC. Pour Enko Capital, fondé et dirigé par Cyrille et Alain Nkontchou, cette opération confirme la solidité de son positionnement sur la dette privée. “Elle consolide une relation de long terme avec le PIC et renforce notre capacité à structurer des financements essentiels pour les entreprises africaines,” a indiqué Alain Nkontchou.
L’opération intervient dans un contexte d’expansion rapide du groupe. En août, Enko Capital, via un consortium avec Oronte, a finalisé l’acquisition de 100 % du capital de Société Générale Mauritanie, après approbation de la Banque centrale de Mauritanie. Quelques semaines plus tard, le 15 août, le groupe bancaire panafricain Ecobank a annoncé la cession par Nedbank de 21,22 % de son capital à Bosquet Investments, une société contrôlée par Alain Nkontchou, pour environ 102 millions USD.
Avec une taille fixé à 200 millions USD (120 milliards FCFA), l’EICF ambitionne de devenir l’un des principaux véhicules africains de dette privée dédiés au mid-market, un segment encore peu servi par les banques traditionnelles mais considéré stratégique pour l’emploi et l’industrialisation du continent.
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