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A la question de savoir quelles sont les dispositions prises pour garantir la disponibilité des livres dès la rentrée prochaines au Cameroun, Marcelin Vounda Etoa a répondu que « la première chose qu’il faut retenir, c’est que les livres sont à presque 99% tous reconduits sur les listes officielles. Cela signifie que les éditeurs étaient informés pratiquement plus d’un an en avance, de ce que les livres seront reconduits, et qu’ils ont pris des dispositions conséquentes. Que les diffuseurs, les libraires, ont encore les stocks résiduels, et qu’ils ont fait des réassorts, c’est-à-dire les réapprovisionnements nécessaires pour satisfaire le marché ». D’autre part, le Secrétaire permanent de la Commission du livre et manuel scolaire pense que pour éviter la rareté des ouvrages cette année, il est primordial d’éviter que le cauchemar de l’année dernière ne se répète. « Les livres se sont faits rares l’année dernière pour deux raisons. La première, c’est la surface financière des éditeurs camerounais, qui pour quelques-uns, n’était pas assez large pour leur permettre de produire en grande quantité. La deuxième raison c’est que, la plupart, sinon tous les éditeurs étrangers n’avaient pas jusqu’à l’obligation de rapatrier les livres qu’ils imprimaient sur le marché camerounais. La contrainte qui s’imposait donc aux éditeurs et aux libraires, est qu’ils devaient, eux (éditeurs et libraires) importer les livres de la France avec des conditions d’importation qu’ils ne pouvaient pas satisfaire. Le gouvernement a pris une décision qui permet que les livres qui sont édités par des éditeurs étrangers soient sous leur responsabilité jusqu’à ce qu’ils atteignent le marché camerounais », a-t-dit.

