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Entreprises publiques : le Cameroun peine à recruter  un prestataire pour réviser sa politique d’actionnariat

L’appel d’offres lancé le 26 juin dernier en vue du recrutement d’un consultant pour l’élaboration de la politique d’actionnariat de l’Etat du Cameroun, vient d’être déclaré infructueux en raison de l’insuffisance du nombre de postulants.

L’Etat du Cameroun a entrepris il y a peu, de revoir sa politique d’actionnariat dans les entreprises et établissements publics du pays. A cet effet, Zang Martial Valery, président de la Commission technique de réhabilitation a lancé le 26 juin dernier un appel d’offres, en vue du recrutement d’un cabinet pour l’élaboration de la politique actionnariale de l’Etat. Le partenaire privé retenu devait dans un premier temps  réaliser un diagnostic à travers l’analyse des textes actuels régissant le secteur des entreprises et établissements publics ;  l’évaluation des mécanismes actuels des participations de l’État etc. Deuxièmement, il fallait présenter les différents scénarios de vision de politique actionnariale de l’État. Ce qui devait permettre de définir une vision à moyen et long terme de la politique actionnariale de l’État. Et enfin, élaborer le rapport provisoire de l’étude sur la politique actionnariale de l’État pour déterminer les critères justifiant l’actionnariat public.

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Sauf que deux mois après, le projet semble être au point mort. Dans un communiqué consulté par EcoMatin, Zang Martial Valery informe que l’appel d’offres a été infructueux. La raison évoquée est « l’insuffisance du nombre de candidats exigés par un appel d’offres restreint ». À date, le seul soumissionnaire à l’appel d’offres est le groupement Finactu-Uhy BBI advasory &Audit. Au niveau de la Commission, on renseigne que plusieurs facteurs peuvent expliquer ce manque d’engouement de la part des prestataires notamment le retard dans le dépôt des candidatures entre autres.

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La politique d’actionnariat de l’Etat remet sur la table un épineux problème ; celui-ci de la faible rentabilité de ces établissements et entreprises révélant du secteur public. Selon le rapport 2020 de la CTR le chiffre d’affaires global des entreprises publiques camerounaises a baissé de 25,54% en un an. Pour cause, l’absence d’innovation technologique, la présence dans l’outil de production des immobilisations non productives et non nécessaires à l’exploitation, l’absence des économies d’échelle et une structure pléthorique de coûts entre autres. Pour remédier à cette carence, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a signé le 5 juillet dernier une circulaire qui précise « les modalités et conditions d’élaboration, de conclusion et de mise en œuvre » des contrats  de performances  et  dont l’objectif est d’assainir le fonctionnement de ces entités caractérisés par des contreperformances chroniques depuis plus de 10 ans. Pour y parvenir, l’Etat et chaque entité vont convenir, sur une période donnée (3 à cinq 5 ans, en fonction des objectifs de la politique sectorielle), des objectifs de performance qui peuvent être opérationnels, techniques, économiques et/ou financiers en fonction de la nature de la structure.

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