>> Lire aussi - 200 millions FCFA pour soutenir la construction d’une usine de transformation de bois à Lomié
Ledit protocole sera annulé en 2014 sur fond de batailles entre Emmanuel Bondé, dont le ministère représente l’Etat dans le projet, et Dong Thry Dong. Le premier dénoncera une gestion opaque du projet, après avoir demandé à voir clair dans la gestion des 562 millions Fcfa débloqués par le Fonds d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom), au titre de la participation dans le capital de l’entreprise de 11 communes situées à proximité du projet. 138 millions Fcfa avaient également été mobilisés par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Une procédure est pendante devant le Tribunal criminel spécial (Tcs) à Yaoundé, à la suite d’une plainte déposée par celui qui est devenu membre du Conseil constitutionnel.
>> Lire aussi - Agro-industrie : la Sosucam va en guerre la contrefaçon
Quant à la poursuite du projet, toutes les tentatives de mobilisation des fonds engagées jusque-là ont été vaines. Fin 2014, le leader marocain du marché du sucre, Cosumar, s’était même adjugé le projet à la suite d’un appel international à manifestation d’intérêt lancé par le gouvernement et auquel Justin Sugar Mills était invité à participer, mais s’était abstenu. Il s’était ensuite retiré en catimini. Avec les rumeurs persistantes sur la reprise imminente du projet sous le contrôle d’Emmanuel Bondé, c’est une nouvelle étape qui est franchie dans ce dossier qu’il est accusé d’avoir torpillé depuis le début. Cependant, le groupe français Somdiaa, propriétaire la Société sucrière du Cameroun, l’un des soumissionnaires malheureux après l’appel à manifestation d’intérêt cité supra, est toujours en embuscade.








