7 900. C’est le nombre exact de ressortissants d’origine camerounaise vivant aux États-Unis qui sont désormais sous la menace d'une expulsion du pays de l’Oncle Sam. En effet, une cour d'appel américaine a autorisé l'administration Trump, lundi 21 juillet, à mettre fin à leur statut de protection temporaire (TPS), selon les informations de Reuters. Un juge fédéral a levé une ordonnance qui empêchait jusqu'alors le gouvernement de retirer ce statut protecteur à des milliers d'Afghans et de Camerounais. D’après l’agence de presse internationale, cette décision marque une étape cruciale pour l'administration Trump qui avait annoncé en avril « la fin du TPS pour les ressortissants afghans et camerounais sur le sol américain ».
Pourquoi cette levée de protection ?
Concrètement, cette mesure concerne environ 22 500 personnes immigrées, dont 14 600 Afghans et 7 900 Camerounais. L'administration Trump justifie la fin du TPS en estimant que la situation en Afghanistan et au Cameroun ne justifie plus ce statut protecteur. Le statut de protection temporaire est généralement accordé aux ressortissants de pays frappés par des conflits armés, des catastrophes naturelles ou d'autres conditions extraordinaires qui rendent le retour dangereux.
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L'organisation de défense des droits des immigrés CASA avait intenté une action en justice contre le Département de la Sécurité intérieure pour empêcher cette résiliation, obtenant initialement un sursis administratif jusqu'au 21 juillet. Cependant, dans sa décision de lundi, la cour d'appel a estimé qu'il n'existait pas « suffisamment de preuves pour justifier la mesure exceptionnelle d'un report de l'action de l'agence dans l'attente de l'appel ».
Cette mesure s’inscrit dans la ligne dure de la politique migratoire de Donald Trump, qui, depuis le début de son second mandat, multiplie les restrictions à l’immigration. En juin, Washington avait déjà élargi sa liste noire à une douzaine de pays africains, dont le Tchad et la Guinée équatoriale. Le Cameroun, lui, reste dans le viseur de l’administration républicaine, alors que plus de 1 700 de ses ressortissants figuraient déjà sur une précédente liste d’expulsion en janvier dernier. Pour les familles concernées, c’est un avenir incertain qui se dessine, entre angoisse du départ forcé et perte brutale de repères.
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